La circulation sur la RN1, sur le tronçon reliant Kikwit à Kinshasa, est fortement perturbée. Au moins dix barrières illégales y ont été recensées. Les chauffeurs sont fréquemment rançonnés sans aucun document ni quittance, et l’argent perçu va directement dans les poches des individus responsables.
Ces barrières concernent des agents de la police, de l’armée ainsi que d’autres services non identifiés. Elles sont situées dans plusieurs localités, notamment le Secteur Kwenge (Bulungu), les villages Kalonda (Masi-Manimba), Misele, Pont Kwango (Kwango), Mbakana, Mboka Polo, Ndaku ya Pembe, Pont Maï Ndombe et à Menkao (Kinshasa).
Le cadre de concertation de la société civile du Kwango, qui a dressé ce constat, demande la mise en place d’une commission mixte regroupant tous les gouvernements provinciaux afin d’identifier les auteurs de ces pratiques. Le vice-président Symphorien Kwengo plaide pour leur suppression immédiate afin de garantir la libre circulation des personnes et des biens.
"Les usagers de ce tronçon routier sont victimes des multiples tracasseries administratives et policières causées par l'érection de plusieurs barrières illégales. Le cadre de concertation de la société civile a pratiquement identifié dix barrières illégales. On y observe des perceptions illégales d'argent, des contrôles abusifs et répétitifs, des retards injustifiés dans le transport des marchandises et voire des menaces et intimidations envers les conducteurs et passagers si vous ne donnez pas l'argent, des fois vous êtes fouettés et inquiétés", a dénoncé Symphorien Kwengo, vice-président du cadre de concertation de la société civile locale.
En parallèle, plusieurs postes officiels de perception, de contrôle et de pesage de l’État sont également installés sur ce tronçon, notamment à Mongata, Batshongo, le village 316, Masamuna, Kasaï et à l’entrée de Kikwit.
Jonathan Mesa