La RDC, membre non permanent de l’ONU : "ce mandat reflète la confiance des États membres envers le pays" affirme le Comité diplomatique accrédités à Kinshasa

Réunon du conseil de sécurité de l'Onu
Réunon du conseil de sécurité de l'Onu

Depuis le 1er janvier 2026, la République démocratique du Congo siège au Conseil de sécurité des Nations Unies en tant que membre non permanent pour la période 2026-2027. Cette accession fait suite à son élection lors de la 73ᵉ séance plénière de la 79ᵉ session de l’Organisation des Nations Unies, tenue à New York, aux États-Unis d’Amérique, où la RDC a obtenu 183 voix sur 187 votants, au terme de près de six mois de campagne électorale.

Considérée comme une victoire diplomatique, cette élection a été saluée par les ambassadeurs et diplomates accrédités en RDC à l’occasion de la cérémonie d’échange des vœux avec le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, tenue le samedi 31 janvier 2026 au Palais de la Nation. Pour eux, ce résultat constitue une marque de confiance des États membres de l’ONU envers la République démocratique du Congo.

"En juin 2025, la communauté internationale a applaudi la double victoire diplomatique de la RDC à l'ONU, notamment en tant que membre non permanent au Conseil de Sécurité et à la Vice-présidence de l'Assemblée générale des Nations Unies. L'élection de la RDC au Conseil de Sécurité pour un mandat de deux ans 2026 et 2027 traduit la confiance placée en votre pays par les États membres des Nations Unies. Le corps diplomatique formule ses sincères voeux de succès à la République démocratique du Congo pour sa mission au Conseil de sécurité et la rassure de sa disponibilité à lui apporter tout son soutien", a rassuré dans le discours Rachid Agassim, Ambassadeur du Royaume du Maroc en République Démocratique du Congo (RDC) et doyen du corps diplomatique à Kinshasa.

Au début de l’année écoulée, précisément en février 2025, ont-ils rappelé, la communauté internationale avait favorablement accueilli l’adoption de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, considérée comme une feuille de route pragmatique et réaliste destinée à mettre fin aux hostilités dans l’Est du pays, ouvrant ainsi la voie à une paix durable et soutenue au bénéfice de l’ensemble des populations de la région.

S’en est suivie, dans un climat porteur d’espoir, la signature de l’Accord de paix de Washington, en juin 2025, entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, sous médiation américaine. Les diplomates ont exprimé le vœu de voir cet accord produire des résultats concrets afin de mettre un terme au conflit dans l’Est de la RDC, qui perdure depuis trop longtemps. À cet égard, la communauté internationale a également salué et encouragé les différents processus de paix en cours, notamment ceux de Washington, de Doha, ainsi que les initiatives menées sous l’égide de l’Union africaine.

"Le rôle de la RDC a été également consolidé au niveau continental. Vous assumez désormais la présidence pour deux ans de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, après avoir accueilli avec succès le 9ᵉ sommet tenu à Kinshasa en novembre dernier. Nos sincères souhaits de réussite pour la réalisation des objectifs escomptés, notamment la réforme institutionnelle, la paix, la coopération judiciaire et la lutte contre l'exploitation illicite des ressources naturelles", ont-ils souligné dans leur discours.

Depuis le début de l’année, les drapeaux des cinq nouveaux membres non permanents du Conseil de sécurité des Nations unies pour le mandat 2026-2027 ont été hissés au siège de l’ONU à New York : Bahreïn, Colombie, République démocratique du Congo, Lettonie et Libéria.

Ce geste protocolaire marque leur entrée, pour deux ans, au sein de l’organe chargé notamment de décider des mandats de maintien de la paix, des régimes de sanctions, ainsi que du cadrage politique et sécuritaire des crises internationales. Les membres non permanents du Conseil de sécurité ne disposent pas du droit de veto, réservé aux cinq membres permanents, mais participent pleinement aux votes et aux négociations, avec une capacité d’influence sur l’agenda et le contenu des textes.

Dans ce cadre, la République démocratique du Congo et le Libéria intègrent le groupe des A3, qui regroupe les trois États africains siégeant simultanément au Conseil de sécurité comme membres non permanents. Cela implique une coordination avec les autres membres africains élus et un rôle de relais des positions de l’Union africaine sur les dossiers concernant le continent.

Clément MUAMBA