À l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de la disparition de M’zee Laurent-Désiré Kabila, ancien Président de la République démocratique du Congo, la Fondation Katangaise a livré un message solennel de commémoration et d’hommage, rappelant l’héritage politique, moral et historique de cette figure majeure du nationalisme congolais.
Dans un communiqué signé par Dieudonné Banga Mukose, président du comité exécutif national, cette association socioculturelle, qui regroupe les organisations de l’espace Katanga, affirme s’incliner « avec respect, recueillement et reconnaissance devant la mémoire de ce grand nationaliste congolais, dont la vie entière fut consacrée au combat contre l’injustice, la dictature et toutes les formes d’antivaleurs ».
Un fils du Katanga, une figure de l’histoire nationale
La Fondation Katangaise rappelle que M’zee Laurent-Désiré Kabila, fils du Katanga, a marqué un tournant décisif dans l’histoire contemporaine de la RDC. Son engagement politique et militaire a incarné, selon l’organisation, « l’aspiration profonde du peuple congolais à la souveraineté, à la dignité et à la reconquête de la maîtrise de son destin ».
« Le parcours de M’zee Laurent-Désiré Kabila, fait d’engagement, de résistance et de détermination, demeure une référence historique majeure qui interpelle notre responsabilité collective », souligne la Fondation Katangaise.
Au-delà du souvenir, un serment à actualiser
Pour la Fondation Katangaise, la commémoration du 16 janvier ne doit pas se limiter à un devoir de mémoire. Elle doit surtout être un moment de réflexion et d’engagement autour du message central légué par l’ancien Chef de l’État.
« Le plus grand hommage à rendre à M’zee Laurent-Désiré Kabila consiste à s’approprier le serment moral et politique qui traversa toute sa vie : la conviction qu’aucun peuple ne peut se libérer, se développer et préserver sa dignité sans se prendre lui-même en charge », insiste le communiqué.
Ce serment, rappelle l’organisation, reste d’une actualité brûlante dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, économiques et éthiques auxquels fait face la RDC.
Se prendre en charge : une exigence toujours actuelle
La Fondation Katangaise décline cette notion de « prise en charge » en plusieurs axes concrets, directement inspirés de la pensée et de l’action de M’zee Laurent-Désiré Kabila.
« Se prendre en charge signifie d’abord défendre, préserver et valoriser nos richesses et notre patrimoine collectif, qu’ils soient naturels, culturels, économiques ou historiques, au bénéfice exclusif de notre peuple », affirme la Fondation.
L’organisation appelle également à un rejet ferme de toute forme de prédation et de dépendance : « nous devons refuser le pillage, le bradage des ressources nationales et tous les mécanismes qui privent la Nation de la maîtrise de son destin. » Elle insiste enfin sur la nécessité de promouvoir la bonne gouvernance, la redevabilité et l’éthique publique, tout en encourageant la production nationale, le travail et l’initiative locale comme fondements d’un développement durable.
À travers cet hommage, la Fondation Katangaise s’adresse particulièrement à la jeunesse congolaise, appelée à porter et à actualiser l’idéal de souveraineté et de dignité nationale.
« Le message de M’zee Laurent-Désiré Kabila interpelle encore aujourd’hui les générations présentes et futures. Il appelle au rejet de la résignation, à la rupture avec les antivaleurs et à l’engagement conscient pour une société fondée sur la justice, l’intégrité, la solidarité et le sens du devoir », conclut la Fondation.
Vingt-cinq ans après sa disparition, la figure de M’zee Laurent-Désiré Kabila continue ainsi de nourrir le débat national et de rappeler, selon la Fondation Katangaise, que la souveraineté véritable commence par la responsabilité collective et la prise en charge par le peuple congolais lui-même.
José Mukendi