Littérature : l’écrivaine congolaise Ketsia Mavinga attendue au Salon du livre africain de Paris et au Salon du livre au féminin de Bruxelles

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Ketsia Mavinga/Salon du livre africain de Paris

L’écrivaine congolaise Ketsia Mavinga participera en ce mois de mars 2026 à une série de rencontres littéraires internationales. Elle est attendue dans deux événements majeurs consacrés au livre et à la création africaine. L’autrice prendra d’abord part à la 5ᵉ édition du Salon du livre africain de Paris, prévue du 21 au 22 mars 2026 au Réfectoire des Cordeliers, situé au 15 rue de l’École de Médecine, dans le 6ᵉ arrondissement de la capitale française ; et interviendra ensuite au Salon du livre au féminin, organisé le 27 mars 2026 par le Centre culturel congolais de Bruxelles.

Ces deux rendez-vous littéraires réunissent chaque année des écrivains, éditeurs, chercheurs et passionnés de littérature venus d’Afrique, d’Europe et de la diaspora. La présence de Ketsia Mavinga s’inscrit dans une volonté des organisateurs de mettre en avant les voix féminines africaines qui participent au renouvellement de la scène littéraire contemporaine.

Originaire de Kinshasa, en République démocratique du Congo, Ketsia Mavinga est une artiste écrivaine, ingénieure et entrepreneure culturelle. À travers ses œuvres et ses interventions publiques, elle développe une approche de l’écriture qui conjugue création artistique, réflexion sociale et engagement culturel.

Les organisateurs du Salon du livre au féminin ont salué son travail littéraire qui s’inscrit dans une démarche engagée.

« Nous aurons l’honneur d’accueillir Ketsia Mavinga, artiste écrivaine, ingénieure et entrepreneure culturelle originaire de Kinshasa (RDC). Autrice du livre Les histoires rencontrées à raconter, nominée au Prix Émilie-Flore Faignond 2026, elle développe une écriture engagée mêlant création artistique, réflexion sociale et engagement culturel », indiquent-ils.

Un parcours entre sciences et création

Au-delà de son activité littéraire, Ketsia Mavinga possède un parcours académique dans le domaine scientifique. Elle est diplômée en systèmes informatiques de l’Université protestante du Congo (UPC).

Selon les organisateurs, cette double formation illustre l’émergence d’une nouvelle génération d’autrices africaines capables de naviguer entre plusieurs univers professionnels et intellectuels.

« Diplômée en systèmes informatiques de l’Université protestante du Congo, Mme Mavinga incarne une nouvelle génération d’autrices africaines utilisant la littérature comme outil de transformation sociale », précisent-ils.

Cette combinaison entre formation scientifique et engagement artistique nourrit une écriture attentive aux mutations sociales contemporaines, notamment celles liées aux dynamiques culturelles africaines et diasporiques.

Une reconnaissance croissante sur la scène littéraire

Au début du mois de février dernier, l’ouvrage de Ketsia Mavinga, "Les histoires rencontrées à raconter", a été sélectionné parmi les onze finalistes du Prix Émilie-Flore Faignond 2026, une distinction qui met en avant des auteurs engagés dans la promotion de la littérature francophone.

L’autrice vit avec un handicap et puise dans son expérience personnelle pour nourrir son écriture. Dans son livre, elle explore la manière dont les préjugés et les moqueries ont façonné son parcours, en mêlant récit intime et réflexion sur l’inclusion sociale. Son travail met en lumière la résilience et la dignité des personnes confrontées à des obstacles quotidiens, tout en invitant le lecteur à questionner les stéréotypes

Par ailleurs, l’autrice poursuit le développement de son univers littéraire avec une nouvelle publication intitulée "Kodjo et les trésors de la forêt", parue aux Éditions Ma Plume Aiguisée. Ce nouvel ouvrage s’inscrit dans une démarche de valorisation des imaginaires et des patrimoines narratifs africains.

En 2025, Ketsia Mavinga a également été désignée ambassadrice "Filiga" lors du Festival international du livre et des arts gabonais, organisé à Libreville, au Gabon. Cette distinction vise à promouvoir les échanges culturels et littéraires entre les créateurs africains.

Cette nomination témoigne de l’influence croissante de l’écrivaine dans les réseaux culturels et littéraires du continent.

« À travers son parcours littéraire et artistique, elle défend une vision de l’écriture comme espace de liberté, de résilience et de transmission », les organisateurs. Ils indiquent que son parcours artistique s’inscrit dans une vision profondément humaniste de la littérature. 

James Mutuba