Joël Lamika s'engage en politique "active" en lançant, avec ses camarades, le Mouvement des Congolais Révoltés

Joel Lamika.
Joel Lamika

Communiqué

Mes très chers compatriotes ; 

Après avoir longtemps milité comme activiste au sein du Mouvement National des Consommateurs, conscient des nombreuses limites qui entourent l’engagement citoyen dans le contexte qui est le nôtre, j’ai décidé de m’engager dans la politique active à travers le Mouvement des Congolais Révoltés, que mes camarades et moi avons choisi de lancer. 

Chers compatriotes, notre pays traverse l’un des moments les plus tumultueux de son histoire. Le pays, pourtant doté d’immenses ressources minières telles que le cobalt, le cuivre, l’or, le coltan le lithium, peine à transformer cette richesse en développement inclusif. Les revenus issus de l’exploitation minière profitent encore trop peu à la majorité de la population, aggravant les inégalités sociales. 

En cause, la mauvaise gouvernance et la corruption, la faible diversification économique, un accès limité aux services sociaux de base tels que l’éducation et la santé. Que dire de l’état des routes, de l’insécurité urbaine. Ces obstacles freinent la croissance inclusive et maintiennent des millions de Congolais dans la précarité, malgré les nombreuses promesses faites par le pouvoir actuel. 

S’agissant de la sécurité nationale, depuis la chute de Bunagana dans la nuit du 12 au 13 juin 2022, la crise sécuritaire n’a cessé de s’aggraver sous le regard impuissant d’un gouvernement fantoche. Aujourd’hui, quatre ans jour pour jour, Bunagana demeure occupée. Cette triste réalité me révolte. 

Depuis le début de cette crise, le président Félix Tshisekedi n’a cessé de banaliser la menace qui pesait sur notre pays. Il a multiplié des sorties médiatiques erronées, faisant preuve d’une négligence grave face à la situation sécuritaire, ce qui a conduit à la chute de plusieurs de nos territoires. 

Une année après la prise de Goma en janvier 2025, le gouvernement congolais s’est révélé totalement impuissant et incompétent à assurer la défense de la patrie. Il n’a été capable ni de protéger les populations ni de sauvegarder l’intégrité territoriale, alors même qu’il disposait et dispose encore de moyens financiers et techniques suffisants pour le faire. 

Il est donc impératif que les jeunes conscients haussent le ton et dénoncent une classe politique incapable de nous garantir ne serait-ce que le pain et la paix. 

Je suis un Congolais révolté par les arrestations arbitraires, révolté par les intimidations dont je suis quotidiennement victime, révolté par le chômage qui frappe plus de 68,8 % des jeunes Congolais, révolté par la famine, le tribalisme, le favoritisme, le népotisme et la corruption. 

Bref, je suis un citoyen révolté par l’affaiblissement de notre État par une classe politique d’affairistes préoccupés uniquement par leurs intérêts individuels. 

Aujourd’hui encore, je suis révolté par le régime Tshisekedi qui fait régner un climat de peur et de terreur parmi ceux qui osent s’y opposer, notamment à Kinshasa. On observe des enlèvements de responsables politiques, des séquestrations et des kidnappings d’opposants. 

À travers ces pratiques, ils cherchent à instaurer un climat de peur et à imposer progressivement la pensée unique. Cela ne passera pas. 

Ni l’assassinat de Rossy Mukendi sous le régime de Joseph Kabila, ni celui de Chérubin Okende sous le régime de Félix Tshisekedi ne pourront éteindre la flamme de notre engagement. Nous ne céderons ni à la peur ni aux intimidations d’un groupe qui veut prendre notre pays en otage. Nous continuerons à militer et à élever la voix pour défendre ce bien commun qu’est le Congo. 

À tous les Congolais révoltés par les maux qui rongent notre société, joignez-vous à notre cause. Il n’est plus question d’être spectateurs ; il est temps d’être des acteurs majeurs de notre scène politique. L’apolitisme, dans un État comme le nôtre, est un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre. Engageons-nous en politique, excellons et faisons les choses autrement. Soyons les acteurs du changement que nous rêvons de vivre. 

En ce qui concerne mon combat pour les droits des consommateurs, rien ne s’arrête. Le MNCL poursuivra sa mission avec une nouvelle équipe de coordination. 

Quant à mes activités professionnelles, je continuerai la production de mes podcasts en toute impartialité et poursuivrai mes initiatives entrepreneuriales avec humilité, car la politique n’est ni un métier ni une profession : c’est un sacerdoce. Révoltés pour la patrie, engagés pour l’avenir. 

Merci à tous les Congolais révoltés qui nous soutiennent à travers le monde. 

Merci de vous joindre à notre lutte. Que Dieu bénisse la République démocratique du Congo. 

Fait à Kinshasa, le 09.01.2026 

Joel Lamika Kalabudi

Communiqué de Presse by Infos Actualite.cd