Caricature : plusieurs initiatives pour mettre fin à l’agression de la RDC  par le Rwanda

Caricature Kash/ACTUALITE.CD
Caricature Kash/ACTUALITE.CD

A ce jour, de nombreuses initiatives ont déjà été entamées pour mettre fin à l’insécurité dans la partie Est de la RDC. Avec toutes les difficultés, Kinshasa s’affirme pour trouver la paix alors que diplomatiquement, plusieurs raisons font que tous ces processus n’ont pas encore abouti. La dernière initiative est celle du Qatar, pays qui a réussi à faire asseoir les Présidents congolais et rwandais sur la même table pour convenir d’un cessez-le-feu.

Lancé en 2021/2022 sous l'égide de la Communauté d'Afrique de l'Est, le Processus de Nairobi vise à rétablir la paix et la stabilité en RDC à travers deux piliers principaux. D’un côté un dialogue politique, impliquant groupes armés, factions politiques, société civile et partenaires régionaux dans des discussions inclusives pour une résolution durable du conflit ; de l’autre, une intervention militaire, avec le déploiement de la Force Régionale de la Communauté d'Afrique de l'Est (EACRF), chargée d'assurer la stabilisation sur le terrain.

Quant au processus de luanda, il prévoit entre autres des étapes telles que la cessation des hostilités en général, et en particulier des attaques du M23 contre les FARDC et la MONUSCO ; le retrait du M23 des zones occupées et son repli dans ses positions initiales du mont Sabinio du côté de la RDC, sous le contrôle des FARDC, de la Force Régionale et du Mécanisme ad hoc en collaboration avec la MONUSCO ; la cessation de tout soutien politico-militaire au M23 et à tous les autres groupes armés locaux et étrangers opérant à l'Est de la RDC et de la Région. Il y a également le retour des personnes déplacées à leurs domiciles.

Une autre initiative est celle portée par la CENCO et l’Église du Christ au Congo (ECC), le “Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC”. Il vise à instaurer un dialogue régional pour mettre fin aux conflits qui ravagent l’Est du pays. Les religieux ont ainsi échangé avec plusieurs personnalités politiques congolaises, ainsi qu’avec Corneille Nangaa, coordinateur de l’AFC/M23, plaidant pour un cessez-le-feu et l’ouverture des couloirs humanitaires. Ce projet cherche à organiser un dialogue national inclusif pour renforcer la cohésion nationale et proposer des solutions durables à la crise sécuritaire.

Par ailleurs, l'Angola, désigné médiateur en 2022 dans le conflit opposant la RDC aux rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, a annoncé son retrait de cette mission. La présidence angolaise a déclaré avoir tout tenté pour résoudre le différend entre Kinshasa et Kigali sans succès et préfère désormais se concentrer sur son mandat à la tête de l’Union Africaine. Un nouveau médiateur sera désigné en concertation avec la Commission de l’Union Africaine et les organisations régionales concernées, telles que la SADC et la Communauté de l'Afrique de l'Est.