Travaux de construction de Rocade à Kinshasa: pour surmonter les obstacles liés aux expropriations des espaces urbains, SISC SA et l'ACGT collaborent avec l’APK

Travaux de construction de Rocade à Kinshasa
Travaux de construction de Rocade à Kinshasa

Les travaux des constructions de la Rocade de Kinshasa, une route périphérique de 67 kilomètres destinée à désengorger la capitale congolaise, avancent à un rythme soutenu. Ce projet ambitieux, exécuté par la Société d'infrastructures sino-congolaise (SISC SA), lancé par le président Félix Tshisekedi en juin 2024, financé par la SICOMINES, s'inscrit dans un vaste programme de modernisation des infrastructures routières en République démocratique du Congo (RDC).

L'Agence congolaise des grands travaux (ACGT), maître d'œuvre délégué, joue un rôle central dans la mise en œuvre de ce chantier. Elle collabore étroitement avec les élus locaux, à travers le bureau de l'assemblée provinciale de Kinshasa, pour faciliter les processus d'expropriation nécessaires à l'avancement des travaux.

À cet effet, une délégation du bureau de l'assemblée provinciale de Kinshasa, composée de la vice-présidente  Germaine Tshinyama Nzolantima, de Nkongolo  André,  rapporteur et  Mubengay Kamanga, le questeur, ont visité les travaux de la construction de la Rocade de Kinshasa le dimanche 26 janvier 2025 pour se rendre compte de leur évolution mais aussi palper du doigt les difficultés qui entravent leur bon déroulement. Cette route entourant la ville de Kinshasa,  se veut une solution pour lutter contre les embouteillages dans  la capitale congolaise.

« Ce projet est porté par le président de la république Félix Tshisekedi,  pour régler le problème de circulation dans la ville de Kinshasa et le gouvernement de la République,  à travers l'agence congolaise des grands travaux,  qui est le maître d'œuvre délégué. Vous avez remarqué la présence du BTC et l’OVD qui font également partie de cette mission d'inspection.  Ce projet se comporte bien jusqu'à ce jour, dans le respect du planning. Mais il se pose un problème d'expropriation. C'est d'ailleurs ça qui nous a poussés à approcher le bureau de l'assemblée provinciale de Kinshasa parce que nous savons que les premiers bénéficiaires de ce projet ce sont les kinois et les ces derniers sont représentés par les députés provinciaux et plus particulièrement par le bureau de l'assemblée provinciale. Il était question que eux qui sont des bénéficiaires puissent s'approprier ce  projet parce que nous pensons que la manière dont ils vont transmettre le message sur les questions d'expropriation, de la préservation des ouvrages que le chef de l'Etat est en train de donner aux kinois,  sera un plus direct qu'à notre niveau », a déclaré le directeur provincial de Kinshasa de l'Agence congolaise des grands travaux. 

Ces élus de la ville de Kinshasa, accompagnés des responsables de l'ACGT,  du bureau conjoint de coordination et de là société d’infrastructures sino-congolaise  SISC SA, ont exprimé leur satisfaction quant à l'évolution et la qualité des travaux exécutés par SISC SA.

« Nous en avons entendu parler mais nous devons palper du doigt l'avancement des travaux sur le chantier. Nous sommes très satisfaits. Les travaux sont très bien exécutés, nous encourageons les parties contractuelles à continuer dans ce sens. La commission d'expropriation pour utilité publique est en pleine négociation avec  les riverains dont les parcelles se trouvent Sur le tracé afin d’aboutir à leurs expropriations et dégager l’emprise pour la poursuite des travaux », a affirmé la vice-présidente de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Germaine Tshinyama Nzolantima.

Les négociations avec les riverains dont les terrains se trouvent sur le tracé sont délicates. Un autre enjeu majeur est la relocalisation de certains espaces sensibles, comme les cimetières situés sur le tracé. Cette opération nécessite une gestion respectueuse des traditions et des sensibilités culturelles locales.

Les perspectives d'avenir sont prometteuses. Une fois achevée, la Rocade devrait transformer durablement Kinshasa en fluidifiant la circulation et en facilitant l'accès à l'aéroport international de N'djili. Le projet est également conçu pour résister aux défis environnementaux grâce à des infrastructures modernes comme des ponts et des dalots pour le drainage des eaux.

Malgré les contraintes actuelles liées aux expropriations, le gouvernement reste confiant quant au respect du calendrier initial de trois ans. La collaboration entre toutes les parties prenantes est essentielle pour garantir le succès de ce projet phare.