La validation des écoles sélectionnées à la bourse d'études « Tosilisa Kelasi » (Ndlr : achevons les études en lingala) a eu lieu le lundi 17 mars 2026 à Kisangani. 46 écoles publiques et privées agréées bénéficient désormais d'une prise en charge scolaire de 1439 filles pendant trois ans, dès l'année scolaire 2025-2026.
Au total 3 184 bourses d'études sont disponibles pour les élèves filles des filières agriculture, foresterie, infirmerie et accoucheuse. Ce projet Programme de Mise à l’Échelle de la Planification Familiale (PROMIS2) financé par l’Initiative pour la Forêt d'Afrique Centrale (CAFI), est exécuté dans la Tshopo par l'association pour le bien-être familial Naissance désirable (ABEF-ND).
Les boursières sont de 2e, 3e et 4e secondaires. Chacune d'elles a une prise en charge scolaire d'au moins 195,2 USD par an. Les élèves de 2e seront prises en charge pendant trois ans, celles de 3e pendant deux ans et celles de 4e pendant une année.
« Nos parents, avec des ressources très limitées, ont dans la plupart des cas, encouragé beaucoup de ressources vers les garçons. C'est dans ce contexte que nous disons qu'il faut encourager les filles à aller à l'école et à se maintenir à l'école jusqu'à l'obtention de leurs diplômes », a expliqué le Docteur Didier Kamanga, coordinateur provincial de ABEF-ND Tshopo.
En maintenant les filles à l'école, ABEF-ND se lance dans une lutte : préserver les élèves filles de grossesses non désirées. L'une des conséquences, selon le Docteur Didier Kamanga : « quand les élèves filles ne sont pas exposées à des grossesses non désirées, nous pensons qu'il n'y aura pas une explosion démographique qui pourrait, à la longue, impacter négativement sur les ressources environnementales ».
Ainsi, des sensibilisations sur le planning familial seront menées dans les écoles sélectionnées. Outre la scolarisation des filles, le projet PROMIS2 prévoit également la construction des centrales de distribution régionales des médicaments et des instituts techniques médicaux à Kisangani, Yangambi, Basoko et Banalia.
Gaston Mukendi, à Kisangani