Déplacés de Kwamouth sollicitent l'aide de la Première Ministre Suminwa pour un retour sécurisé dans leurs villages

Photo d'illustration
Les déplacés de Kwamouth

La nomination de Judith Suminwa au poste de Premier ministre suscite beaucoup d'espoirs dans le camp des déplacés de Kwamouth vivant à Bandundu-ville, chef-lieu de la province du Kwilu, depuis bientôt deux ans.

Interrogés par actualité.cd, les déplacés ont exprimé divers besoins. Certains invitent la nouvelle cheffe du gouvernement à s'imprégner de la situation sécuritaire à Kwamouth afin de leur permettre de retourner dans leurs villages respectifs. Au-delà, ils sollicitent une assistance humanitaire pour reconstruire leurs habitations et reprendre la vie dans cette partie de Maï-Ndombe touchée par les atrocités.

"Qu'elle nous aide à retourner dans nos villages. On a encore tué des gens, les affrontements ont repris en janvier. Nous vivons dans des conditions précaires, sans personne pour nous aider. Maman, nous te demandons d'intervenir pour que nous puissions rentrer d'où nous sommes venus. Ici à Bandundu, nous n'en pouvons plus, on a tout perdu à Kwamouth, nos champs et les produits. Maman, interviens en notre faveur pour que nous puissions rentrer chez nous," a déclaré une femme déplacée.

Et une autre d'ajouter :

"Moi, je demande à Maman de nous aider en reconstruisant nos maisons détruites au plateau de Bateke. Les maisons ont été incendiées, les champs sabotés. Mets fin à cette insécurité. Ces bétails nous aidaient à scolariser nos enfants. Nous sommes en difficulté et pleurons tout le temps. Mets fin à cette insécurité pour que nous puissions rentrer," a précisé une autre femme déplacée.

D'autres, par contre, restent optimistes quant à la bonne gestion de la chose publique par une femme.

"Bien que je sois un homme, je suis content de sa nomination. Parce que même ici à Bandundu-ville, c'est une femme qui a mis fin au phénomène Kuluna. Que Maman Judith prenne la situation en main, qu'elle mette fin à cette aventure de Mobondo," a-t-il indiqué.

Il y a une semaine, le Ministère de l'Intérieur a lancé une démarche tendant à la signature d'un acte d'engagement entre les autorités traditionnelles Teke et Yaka pour mettre fin aux atrocités. Les parties prenantes ont convenu de la cessation des hostilités et du retour de la paix. Le rapport des assises a été signé, reste attendue la signature de l'acte devant le président de la République.

Jonathan Mesa à Kikwit