Caricature : Stanis Bujakera, enfin un homme libre !

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Caricature Kash/ACTUALITE.CD

Le feuilleton aura duré près de 7 mois. Près de 200 nuits en détention au centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa dit Prison centrale de Makala, pour le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, directeur de publication adjoint de ACTUALITÉ.CD et correspondant de Jeune Afrique et Reuters. Ce 19 mars, aux environs de 22h, il a été finalement relâché. Enfin, il retrouve la liberté.

Depuis le 8 septembre 2023 et son arrestation à l’aéroport international de N’djili, il s’est passé des choses. La mobilisation était grande au pays et à l’international pour sa libération car, disaient tous ses soutiens, il n’était coupable de rien. Un procès contre lui a été ouvert dans la foulée. À 7 reprises la demande de liberté provisoire lui a été refusée. Jusqu’à l’aboutissement de la procédure qui l’a reconnu malgré tout coupable.

En effet, Stanis Bujakera a été accusé de faux en écriture, propagation de faux bruits, falsification des sceaux de l’État et transmission de messages erronés et contraires à la loi ; pour avoir fait diffuser ce que la justice congolaise qualifie d'une fausse note de l'agence nationale de renseignement qui incrimine les renseignements militaires au sujet de la mort du député national et ancien ministre des transports, Chérubin Okende, tué à Kinshasa en juillet 2023.

Le verdict du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe l’a finalement condamné à six (6) mois de servitude pénale. Une durée déjà couverte par le temps passé en détention préventive à la prison centrale de Makala. Pas satisfait de cette décision, ses avocats ont annoncé leur intention d’interjeter appel afin d’obtenir l’acquittement pur et simple. 

« Tous les moyens de défense qui ont été déposés n’ont pas été bien adjugés par les juges », soutient Maître Jean-Marie Kabengela.