Escalade de violence au Nord-Kivu : Uhuru Kenyatta appelle à la fin des hostilités

Uhuru Kenyatta
Uhuru Kenyatta

Le président Uhuru Kenyatta, en tant que Facilitateur du Processus de Nairobi sous l'égide de la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC) pour la Restauration de la Paix et de la Stabilité dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a condamné vigoureusement l'escalade des hostilités, des meurtres et des déplacements signalés dans l'est de la RDC.

Le Facilitateur a appelé toutes les parties impliquées dans ces actes à mettre immédiatement fin à leurs offensives armées et aux hostilités. Cette mesure vise à permettre un accès humanitaire ininterrompu et durable tout en offrant une chance au retour de la paix grâce au Processus de Paix de Nairobi, sous l'égide de la CEA.

De son côté, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont accusé le M23 d'avoir commis un massacre la nuit du 9 au 10 octobre 2023. Les victimes, sept civils, dont des notables et des chefs de villages, ont été ciblées sous prétexte qu'elles collaboraient avec les Wazalendo. Ainsi, les FARDC ont lancé un appel à la Force Régionale de la Communauté des États de l'Afrique de l'Est, au Mécanisme Conjoint de Vérification Elargie, et au Mécanisme Ad Hoc de Vérification pour enquêter.

Par ailleurs, les affrontements dans la région ont forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir leurs foyers, avec environ 2 000 personnes trouvant refuge dans la base de la Mission de l'ONU à Kitshanga et 18 000 autres cherchant refuge à l'extérieur de la base.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies, les affrontements dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, ont déplacé près de 85 000 personnes depuis le 1er octobre, portant le nombre total de personnes déplacées dans la province à plus de 2 millions. Ces personnes nouvellement déplacées ont cherché refuge dans des endroits plus sûrs, vivant souvent dans des conditions précaires.

Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a exprimé sa profonde préoccupation face à la détérioration de la situation en RDC et a appelé à une cessation immédiate des hostilités pour protéger les civils vulnérables pris dans cette crise.