Initiée par le doyen de la Faculté de Droit de l'Université de Kinshasa, le professeur Jean-Louis Essambo, la journée scientifique, organisée samedi 09 octobre à l'UNIKIN, a eu pour thème central : " Identification et Gouvernance politique en République Démocratique du Congo". Il ressort de ces réflexions la nécessité de faire le recensement de la population congolaise.
D'après plusieurs intervenants, aucun État normal ne peut se développer sans connaître le nombre de sa population et sans service de l'État civil.
Dans son mot de clôture, le professeur Jean-Louis Essambo qui a noté plusieurs contraintes pour la réalisation du recensement, souhaite que la question du recensement ne soit pas liée à l'organisation des élections en République Démocratique du Congo. Pour lui, dans un État normal, lorsqu'il y a un débat autour d'un sujet donné dans la société, il est important que l'université examine la question et donne aussi sa position conformément à la mission de la faculté.
"Il y a longtemps que la faculté de Droit a organisé ce genre des rencontres, et aujourd'hui vous venez de vous en rendre compte que l'activité était nécessaire, elle était nécessaire mais également indispensable. Nous avons eu des informations importantes sur la question de recensement, l'identification, de la citoyenneté en lien avec les élections, vous vous êtes rendus compte qu'il est toujours facile de parler du recensement, de l'identification, de l'enrôlement mais c'est difficile à faire parce qu'il y a plusieurs contraintes. Les liens aussi entre le recensement et les élections c'est un souhait, si on doit lier nos élections avec le recensement on peut alors douter de tout ce qu'on a eu comme élections depuis 2006 parce qu'on a construit la maison non pas à partir d'un fondement solide, on a construit la maison peut-être à partir de l'élévation et donc la faculté de Droit a fait sa part, nous avons essentiellement trois missions l'enseignement, la recherche mais aussi le service à rendre à la communauté. Les réflexions de ce jour, participent à ce service à rendre à la communauté. Nous avons fait notre part en donnant notre position scientifique pas politique, il appartient maintenant aux décideurs de s'intéresser à ses réflexions des universitaires, des praticiens", a déclaré samedi 09 octobre 2021 le professeur Jean-Louis Essambo, Doyen de la Faculté de Droit de l'Université de Kinshasa.
Il a promis de perpétuer pareilles exercices notamment avec d'autres intervenants toujours sur divers sujets importants qui intéressent la nation mais aussi que l'université doit aussi donner sa contribution scientifique.
"Je vous promets donc distingués invités, chers collègues à perpétuer ce dialogue, ce dialogue entre la faculté et le monde extérieur. C'est une première conférence, d'autres viendront dans tous les domaines aujourd'hui c'est le Droit Public et Droit privé qui sont à l'honneur, demain ça peut-être le droit pénal et la procédure pénale, il y a des questions qui intéressent la nation vous entendez le débat sur les privilèges des juridictions, les immunités, les difficultés des poursuites des dirigeants, il faut que la faculté, il faut que l'université réfléchisse sur la base des textes, demain également, ou après demain on peut discuter sur nos rapports, le rapport entre notre pays et d'autres pays dans le domaine commercial, dans le domaine financier et c'est ça notre contribution à la gouvernance de notre pays", a ajouté cet ancien juge de la Cour Constitutionnelle.
Cette journée de réflexion a connu plusieurs participants. Au premier panel sur le recensement de la population et la problématique de la citoyenneté, il y a eu deux intervenants à savoir le Professeur Elie-Leon Ndomba Kabeya et Richard Ilunga Ntumba Directeur Général de l'Office National de l'identification de la population (ONIP). Le deuxième panel a eu comme sous thème : Enrôlement des électeurs et la cartographie électorale avec comme intervenant Corneille Nangaa Président de la Commission électorale nationale indépendante de et le professeur Jacques Djoli Esengekeli. Et enfin, le troisième panel a eu pour sous thème recensement comme indice de développement avec comme intervenant le professeur Bernard Lututala Mumpasi et le représentant de Monsieur Roger Shulungu, Directeur Général de l'institut national de la Statistique empêché.
Clément MUAMBA