Interrogé mercredi lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala sur la trajectoire économique du pays sous l'UDPS, Nicolas Kazadi, ancien ministre des Finances et actuel député national, a préféré éviter de multiplier les chiffres, jugeant qu'un excès de données risquerait de semer la confusion. Il a préféré insister sur une trajectoire globale qu'il juge éloquente : selon lui, la RDC connaît, pour la première fois depuis plus de trente ans, un véritable élan de reprise économique, porté par des fondamentaux qu'il estime solides et par la relance du secteur minier, tout en reconnaissant des défis persistants, notamment en matière de diversification économique et d'énergie.
Il revendique une vision structurée autour de plusieurs priorités : la diversification de l'économie, le renforcement du secteur énergétique, et l'investissement dans le capital humain, citant notamment l'engagement du pays dans la gratuité de l'enseignement primaire comme une première étape qu'il appelle à approfondir et accélérer. Cette dynamique, selon lui, a été perçue positivement par la communauté internationale.
Nicolas Kazadi estime toutefois que cette trajectoire favorable a été compromise par le conflit dans l'Est du pays, qu'il attribue à ce qu'il qualifie de « forces obscures » cherchant à empêcher le pays de réaliser son plein potentiel. Il inscrit cette lecture dans une continuité historique, évoquant un schéma récurrent selon lequel chaque période de progrès du pays aurait été perturbée par des interventions extérieures, un phénomène qu'il fait remonter, selon ses propos, à des époques antérieures. Il cite en exemple la reprise du conflit armé en 2022, survenue selon lui alors que le pays affichait une dynamique clairement positive, tant sur le plan politique qu'économique et social.