Interrogé mercredi lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala sur les trois grands engagements pris par Félix Tshisekedi lors de son arrivée au pouvoir en 2019, l'État de droit, la lutte contre la corruption et l'amélioration des conditions de vie, Nicolas Kazadi refuse de dresser une liste tranchée entre promesses tenues et promesses non tenues, préférant présenter le bilan du régime comme un processus toujours en cours plutôt qu'un exercice figé.
Sur l'amélioration des conditions de vie, il met en avant la politique de gratuité de l'enseignement, qu'il reconnaît imparfaite à ses débuts mais clairement engagée, citant les budgets conséquents mobilisés, le nombre d'enseignants recrutés et une revalorisation salariale destinée à soulager les parents des contributions scolaires, des mesures qu'il présente comme ayant un impact réel sur la pauvreté des citoyens. Il évoque également la gratuité de l'accouchement et l'ensemble du chantier de couverture santé universelle comme des avancées inédites depuis plusieurs décennies.
Sans nier les difficultés, il attribue les lenteurs et les reculs observés à deux types de défis distincts : ceux liés au conflit armé, et ceux relevant de la gouvernance elle-même. Sur ce dernier point, il reconnaît que la mise en œuvre de bonnes intentions politiques dépend de la capacité et de l'éthique des cadres congolais chargés de les exécuter, ce qui explique selon lui certains ratés. Il insiste toutefois sur le fait que ces difficultés d'exécution ne remettent pas en cause, à ses yeux, la trajectoire de fond impulsée par le régime depuis 2019.