Intervenant vendredi lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, l'Archevêque Dodo Kamba a précisé que les consultations menées par le Conseil interreligieux congolais ne sont pas closes, mais se trouvent à un stade intermédiaire : un rapport « à mi-parcours » a été déposé à la présidence de la République, ainsi qu'auprès d'autres destinataires qu'il n'a pas tous nommés. Selon lui, cette étape marque une pause volontaire, le processus de consultation pouvant encore s'élargir, dans l'attente d'une « appréciation » et d'une « orientation » du chef de l'État pour finaliser le travail.
Le président du C.I.C. a par ailleurs relevé que l'idée d'une commission vérité, réconciliation et cohésion nationale avait déjà été évoquée publiquement par d'autres personnalités politiques, citant les interventions de Moïse Katumbi et de Martin Fayulu sur des plateaux télévisés.
Interrogé sur les critiques selon lesquelles cette démarche viserait avant tout à « se faire exister », Dodo Kamba a fermement rejeté cette lecture, rappelant son parcours de pasteur et affirmant ne pas avoir besoin de cette initiative pour asseoir sa légitimité. Il a par ailleurs reconnu avoir mené ces consultations avec des moyens limités, insistant sur le fait que seule la détermination des membres impliqués, chefs religieux, experts et scientifiques, a permis de maintenir le cap malgré les contraintes matérielles rencontrées.