À l’invitation du Bureau de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a pris part à une séance plénière tenue le jeudi 23 avril 2026 au Palais du Peuple. Intervenant conformément aux usages parlementaires, le député Jean-Baptiste Mbefu, auteur de la question orale, a structuré son intervention autour de quatre volets portant sur les frais appliqués aux transactions de monnaie mobile.
Dans sa réponse, le patron de l’Économie nationale a tenu à clarifier le rôle de son ministère. Il a rappelé que celui-ci assure la régulation générale des prix et de la concurrence. Toutefois, en ce qui concerne spécifiquement les frais liés aux services financiers mobiles, cette responsabilité relève de la Banque centrale du Congo (BCC).
Face aux élus nationaux, Daniel Mukoko Samba a évoqué les instructions n°58 et n°24 de la BCC, qui encadrent la tarification des services financiers mobiles en République démocratique du Congo.
Abordant la question des retombées pour l’État, le Vice-Premier ministre a détaillé les principales sources de recettes publiques issues de ces transactions. Il s’agit notamment de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), des droits d’accises, des redevances sur le chiffre d’affaires et les fréquences, de la taxe sur les transactions électroniques, ainsi que du fonds des services universels.
Comparant la situation congolaise à celle des pays voisins, il a reconnu que les coûts appliqués en RDC restent plus élevés. À titre d’exemple, il a cité les droits d’accises fixés à 2 % au Cameroun contre 10 % en RDC.
Concernant les perspectives de régulation, Daniel Mukoko Samba a annoncé une réforme en cours, menée en collaboration avec l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), le ministère des Postes, Télécommunications et Numérique, ainsi que la Fédération des entreprises du Congo (FEC). Cette initiative vise à renforcer la transparence financière dans le secteur.
Dans cette dynamique, la Commission de la concurrence procède actuellement à la signature de protocoles d’accord avec plusieurs régulateurs.
Par ailleurs, le Vice-Premier ministre a annoncé la mise en place prochaine d’un outil numérique baptisé LOBA, destiné à permettre aux consommateurs de signaler leurs plaintes. Une campagne de lancement est prévue dans les prochains jours.
« L’objectif est de créer une synergie d’actions pour mieux protéger le consommateur », a-t-il souligné.
Aussi, Daniel Mukoko Samba a salué l’initiative parlementaire du député Jean-Baptiste Mbefu, estimant qu’elle contribuera à améliorer les mécanismes de régulation au bénéfice de la population. Son intervention a été favorablement accueillie par les députés nationaux.