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RDC : les élus de l’UDPS et sa mosaïque prennent acte de l’arrêt de la Cour constitutionnelle et réaffirment leur soutien au dialogue national

photo ACTUALITE.CD

Réunis à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, sous la direction d'Augustin Kabuya, secrétaire général et président ad intérim de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi), les députés nationaux et sénateurs de l'UDPS ainsi que sa mosaïque ont examiné, lundi 3 août, la situation sociopolitique actuelle. À l'issue de leurs échanges, ils ont adopté une position commune sur le dialogue national annoncé à la suite de la rencontre entre le chef de l'État, Félix Tshisekedi, et les responsables des confessions religieuses.

Dans leur déclaration, lue par le député national Patrick Matata Makalamba, élu de la ville de Kisangani, dans la province de la Tshopo, les parlementaires ont exprimé leur adhésion à l'initiative du chef de l'État en faveur du dialogue national. Ils disent attendre la signature de l'ordonnance portant convocation de ces assises nationales, dans un contexte marqué par des appels à la cohésion nationale face à la guerre d'agression menée par le Rwanda à travers la rébellion de l'AFC/M23.

« Nous avons exprimé notre satisfaction quant à la décision du chef de l'État de privilégier la voie du dialogue inclusif et nous lui apportons tout notre soutien à ce sujet. Au demeurant, nous avons unanimement décidé d'attendre la publication de l'ordonnance portant convocation du dialogue avant tout commentaire », ont-ils déclaré.

Concernant la proposition de loi portant organisation du référendum en République démocratique du Congo, à l'origine de profondes divergences entre la majorité au pouvoir et l'opposition, les élus de l'UDPS et de sa mosaïque ont pris acte de l'arrêt rendu par la Cour constitutionnelle, déclarant ce texte conforme à la Constitution, sous réserve de plusieurs dispositions.

« Quant à l'arrêt de la Cour constitutionnelle sur la loi fixant les conditions d'organisation du référendum en RDC, nous prenons acte de la décision rendue le 28 juillet 2026 par la Cour constitutionnelle, déclarant conforme à la Constitution la loi fixant les conditions d'organisation du référendum, adoptée par les deux chambres du Parlement », ont-ils ajouté dans leur déclaration.

S'adressant à la population, les parlementaires ont lancé un appel en faveur de la cohésion nationale. Dans le même temps, les députés nationaux et les sénateurs ont renouvelé leur soutien au président de la République, autorité politique de référence de leur formation.

« Nous appelons l'ensemble du peuple congolais à préserver l'unité nationale, à rejeter les discours de haine, les divisions et toutes les formes de manipulation susceptibles de porter atteinte à la cohésion nationale. Nous réitérons notre indéfectible soutien à Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République, chef de l'État et haute autorité politique de référence de notre parti, pour les initiatives visant à préserver l'unité du pays et à répondre aux aspirations du peuple congolais, dans le respect de la Constitution en vigueur », ont-ils affirmé dans leur déclaration. 

Cette évolution, marquée par l'engagement ferme de Félix Tshisekedi en faveur de la convocation d'un dialogue national, intervient dans un contexte sociopolitique marqué par la recherche d’un consensus face à la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC, où Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir la rébellion de l’AFC/M23. Elle survient également dans un climat de fortes divergences autour du débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle. L’opposition accuse la majorité au pouvoir de vouloir changer la Constitution afin de permettre au président Félix Tshisekedi de se maintenir au pouvoir au-delà de la limite de deux mandats prévue par la loi fondamentale. De son côté, le pouvoir rejette ces accusations.

Cette nouvelle séquence politique intervient également alors que les initiatives diplomatiques en cours peinent à produire des résultats tangibles. Les accords de Washington, conclus sous l’égide des États-Unis d’Amérique pour tenter de rapprocher Kinshasa et Kigali, ainsi que le processus de Doha, conduit sous la médiation du Qatar entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23, n’ont pas encore permis d’améliorer significativement la situation sur le terrain. Malgré les nombreuses réunions et les efforts des médiateurs, les combats et les tensions persistent, tandis que les différentes parties continuent de s’accuser mutuellement de violer les engagements pris dans le cadre des processus de paix.

Clément MUAMBA


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