Walikale : Biriko et Busurungi débordés par un afflux massif de déplacés fuyant les combats au Sud-Kivu

Bukavu, Goma, Walikale et Kitshanga sur la carte
Bukavu, Goma, Walikale et Kitshanga sur la carte

Une nouvelle crise humanitaire se dessine dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu, où les villages de Biriko et Busurungi, situés dans le groupement Waloa Loanda, font face à un afflux important de populations déplacées.

Depuis le 6 avril dernier, plusieurs centaines de ménages en provenance du groupement Ziralo, en territoire de Kalehe au Sud-Kivu, ont fui les affrontements opposant les rebelles de l’AFC/M23 aux Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par les wazalendo. Ces violences, signalées dans plusieurs villages de Ziralo, ont contraint les habitants à chercher refuge dans des zones jugées relativement plus sûres, notamment à la lisière entre les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Les localités de Biriko et Busurungi, déjà fragilisées par des défis logistiques et humanitaires, se retrouvent aujourd’hui sous forte pression. Selon des sources administratives locales, ces déplacés vivent dans des conditions extrêmement précaires. Une grande partie d’entre eux passe la nuit à la belle étoile, faute d’abris suffisants, tandis que d’autres sont accueillis dans des familles hôtes déjà vulnérables.

Le manque de nourriture, d’eau potable, de soins de santé et d’articles ménagers essentiels aggrave davantage la situation. L’absence, jusqu’à présent, d’un dénombrement officiel rend difficile l’évaluation précise de l’ampleur de cette crise, alors que de nouveaux ménages continuent d’arriver chaque jour.

Face à cette situation alarmante, les autorités du groupement Waloa Loanda lancent un appel pressant aux organisations humanitaires pour une intervention urgente. Elles plaident notamment pour une évaluation rapide des besoins, un enregistrement des déplacés et la mise en place d’une assistance adaptée afin de prévenir une détérioration encore plus grave des conditions de vie de ces populations déjà éprouvées par les conflits armés.

Cette nouvelle vague de déplacements illustre une fois de plus l’impact humanitaire persistant de l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo.