La clinique Salama a annoncé, lundi 26 mai, la fermeture temporaire de ses installations afin de procéder à une opération de désinfection et d’assainissement de l’ensemble de la structure, dans un contexte marqué par la résurgence de l’épidémie de maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri.
Dans une annonce affichée à l’entrée de l’établissement sanitaire, la direction précise que cette mesure vise à garantir la sécurité sanitaire de la population ainsi que celle du personnel médical. La clinique indique que cette opération permettra de rendre les infrastructures de nouveau utilisables « en toute sécurité par la communauté ».
Malgré cette fermeture momentanée, les responsables de Salama rassurent que les patients déjà hospitalisés continueront de bénéficier des soins médicaux. Les cas d’urgences médicales, quant à eux, seront redirigés vers d’autres structures sanitaires de la ville de Bunia.
La réouverture de l’établissement est prévue le 1er juin 2026, sous réserve de validation par les autorités sanitaires compétentes.
À travers ce communiqué, la direction de la clinique Salama appelle également la population au calme et à la collaboration, tout en insistant sur le strict respect des mesures de prévention contre Ebola. Elle invite toute personne présentant des symptômes suspects, notamment la fièvre, les maux de tête, la diarrhée ou les vomissements, à se rendre rapidement dans une structure de santé. Pour toute information complémentaire, le public peut contacter le numéro 0815862334 mis à disposition par la direction de l’établissement.
Cette décision intervient dans un climat de vigilance accrue en Ituri, où les autorités sanitaires multiplient les mesures barrières et les opérations de riposte pour limiter toute propagation éventuelle du virus. Jusqu’à lundi 25 mai, 101 cas ont été confirmés dont 10 décès confirmés en RDC, avec comme épicentre la zone de santé de Mongbwalu, dans le territoire de Djugu. « Mais nous savons que l'épidémie en RDC est bien plus vaste. Il y a désormais plus de 900 cas suspects et 220 décès suspects », a indiqué Tedros Adhanom Ghebreyesus, DG de l’OMS.
Freddy Upar, à Bunia