Dans un contexte où le pays n’est plus qu’à deux ans du nouveau cycle électoral, et que les questions électorales semblent être reléguées au second plan au profit de la guerre d’agression rwandaise via la rébellion de l’AFC/M23, et des appels croissants au dialogue national, Ian J. McCary, chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis en République démocratique du Congo a été reçu, lundi 23 mars, par le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Denis Kadima Kazadi.
Selon la cellule de communication de la centrale électorale, la visite du diplomate américain s’inscrit dans une série de contacts visant à renforcer la coopération entre les États-Unis et les institutions congolaises, notamment dans le domaine de la gouvernance et de la transparence électorale.
"J’ai eu avec Monsieur Denis Kadima des échanges fort intéressants. La RDC demeure un partenaire stratégique pour les États-Unis, raison pour laquelle tout ce qui s’y passe est suivi de très près par mon pays ”, a déclaré Ian J. Mc CARY.
Il a ajouté que l’évolution du processus électoral en RDC est observée avec une attention particulière par Washington, qui se tient aux côtés des institutions congolaises pour les accompagner dans cette phase cruciale.
" Le Président de la CENI m'a fourni des explications détaillées sur les différentes étapes du processus électoral en cours, permettant une meilleure compréhension des enjeux et du calendrier ", a-t-il affirmé.
Par ailleurs, le chargé d'affaires américain a insisté sur l’importance de ce processus pour la stabilité et la crédibilité démocratique du pays.
“ Les explications qui m’ont été fournies m’ont clairement édifié sur la gestion des élections ainsi que les différentes phases de ce processus électoral important pour la nation ”, a conclu le diplomate américain.
La CENI a présenté, le 4 avril 2025, sa feuille de route pour la période 2025-2029, comme une boussole pour les années à venir, un outil de planification et un gage d’engagement de la centrale électorale à remplir sa mission avec loyauté, dans le respect de la Constitution, des lois de la République et des standards internationaux. Mais cette feuille de route ne semble pas atteindre les objectifs ou les missions qui lui sont assignés, près d’une année après sa publication, alors que certains camps politiques contestent toujours les résultats des élections générales de décembre 2023. Cet outil censé baliser le chemin en vue d’aboutir aux préparatifs et à l’organisation des scrutins combinés de 2028, souffre dans son exécution et dans sa mise en œuvre.
Clément Muamba