Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont repoussé, jeudi 19 mars, une nouvelle incursion attribuée aux miliciens Maï-Maï Bakatanga au village Nkonga, situé à environ 35 kilomètres du centre de Mitwaba, dans la province du Haut-Katanga.
Selon des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, des hommes armés ont été aperçus sur le pont du village Konga, tandis que des crépitements de balles retentissaient dans la zone. Dans ces séquences, les assaillants se présentent comme opposés au régime en place. Une version confirmée par l’administrateur du territoire de Mitwaba, Dally Kalombo Mwape, qui évoque une attaque soudaine mais rapidement maîtrisée par les forces loyalistes.
« C’est depuis jeudi que des tirs ont été entendus à Nkonga, entre 15h et 17h. À l’heure où je vous parle, la situation est sous contrôle de l’armée congolaise. Il s’agissait d’une incursion brutale et sporadique des Maï-Maï, qui ont été repoussés après des affrontements avec nos militaires », a-t-il déclaré.
Il précise que les FARDC ont repris le contrôle total du village après avoir mis en déroute les assaillants.
Même son de cloche du côté du ministère provincial de l’Intérieur dans le Haut-Katanga. Son responsable, Jean-Jacques Kashiba, fait état d’un retour au calme et du maintien de la zone sous contrôle des forces de sécurité.
Une zone sous pression sécuritaire persistante
Le territoire de Mitwaba reste l’un des foyers d’instabilité dans le Haut-Katanga, marqué par l’activisme récurrent des miliciens Maï-Maï Bakatanga. Ces miliciens armés, souvent fragmentés en plusieurs factions, mènent régulièrement des attaques contre les positions des forces de sécurité et les symboles de l’État. Récemment, le Parc national d’Upemba a également été la cible d’attaques meurtrières. Au moins cinq agents y ont perdu la vie lors d’incursions armées attribuées à ces miliciens. En réponse, les FARDC avaient déployé des renforts pour sécuriser le site et reprendre le contrôle du quartier général du parc.
Malgré ces opérations, la situation sécuritaire demeure précaire. La route reliant Mitwaba à d’autres entités du territoire est devenue particulièrement risquée, en raison de la présence et des mouvements sporadiques des groupes armés.
José Mukendi