Kinshasa accueille la 10e session ordinaire de la conférence de l’ARTAC

10e session ordinaire de la conférence des regulateurs de l'ARTAC
10e session ordinaire de la conférence des régulateurs de l'ARTAC

La capitale congolaise a abrité, du 18 au 19 février 2026, la 10e session ordinaire de la conférence de l’Assemblée des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique Centrale (ARTAC). Les représentants de la République centrafricaine, du Tchad, du Cameroun, du Gabon et du Congo-Brazzaville ont répondu présents à ce rendez-vous stratégique consacré à l’avenir de la régulation numérique en Afrique centrale.

Placée sous le thème : « Stratégies de coopération sous-régionale pour une régulation harmonisée des services des télécommunications par satellites non-géostationnaires », cette rencontre a permis aux participants d’échanger sur les expériences nationales et les meilleures pratiques en matière de régulation.

Les travaux ont été lancés par José Mpanda, ministre des Postes et Télécommunications, tandis que la cérémonie de clôture a été présidée par Augustin Kibasa, ministre de l’Économie numérique.

Une sous-région déterminée à peser dans la révolution numérique

Dans son allocution de clôture, Christian Katende, président de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) et président exécutif de l’ARTAC, s’est félicité de la qualité des échanges et des avancées enregistrées.

« En ma double qualité de président de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo et de président exécutif de l’ARTAC, je ressens une profonde satisfaction, mais également un sens accru de responsabilité », a-t-il déclaré.

Pour lui, cette session a démontré « la maturité institutionnelle » de l’organisation ainsi que la convergence des visions des régulateurs de la sous-région.

Christian Katende a insisté sur l’ambition collective de l’Afrique centrale de ne plus rester en marge de la révolution numérique mondiale : « Notre sous-région ne veut plus être spectatrice ; elle choisit d’être actrice, innovatrice et stratège. »

La régulation, boussole de l’innovation

Au cœur des débats : la nécessité d’une régulation moderne, harmonisée et proactive.

« La régulation n’est pas un frein au progrès ; elle est la boussole qui oriente l’innovation vers l’intérêt général », a souligné le président exécutif de l’ARTAC.

Selon lui, une régulation coordonnée constitue le socle de la confiance numérique, de l’investissement durable et de la souveraineté technologique des États membres. Face aux mutations rapides de l’écosystème numérique mondial — montée en puissance des géants du numérique, enjeux liés aux données, cybersécurité, connectivité universelle et inclusion digitale — la réponse doit être « collective, coordonnée et résolument ambitieuse ».

 

Des résolutions qui appellent  à des actions concrètes

Au-delà des déclarations, Christian Katende a exhorté les États membres à passer à l’action.

« Les recommandations et résolutions issues de cette 10e session ne doivent pas rester de simples déclarations d’intention. Le véritable défi commence dès demain », a-t-il martelé.

Il a notamment plaidé pour :
    •    La mise en œuvre effective des décisions adoptées ;
    •    L’harmonisation progressive des cadres réglementaires ;
    •    Le renforcement des capacités techniques ;
    •    La mutualisation des expertises au sein de la sous-région.

L’objectif affiché : faire de l’ARTAC un véritable laboratoire d’idées, un catalyseur d’harmonisation et un bouclier stratégique pour la défense des intérêts des États membres.

Une clôture marquée par la reconnaissance et la convivialité

La cérémonie de clôture a été ponctuée de plusieurs temps forts, notamment une motion de remerciement adressée au gouvernement et au peuple congolais pour l’accueil réservé aux délégations.

Des présents symboliques ont également été remis aux participants par l’ARPTC, scellant ainsi deux jours d’échanges placés sous le signe de la coopération régionale et de l’ambition numérique partagée.