Plusieurs figures de premier plan de l’opposition politique congolaise ainsi que de hauts responsables religieux séjournent à Bujumbura afin de participer à des consultations de crise parrainées par le président burundais Évariste Ndayishimiye. Organisées sous l’égide de l’Union africaine (UA), ces discussions réunissent notamment des leaders de la coalition d’opposition C64, parmi lesquels Martin Fayulu, Delly Sesanga et des représentants de Moïse Katumbi, ainsi que des délégations de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC).
Cette médiation régionale vise à contribuer au règlement de l’impasse politique et institutionnelle qui secoue la République démocratique du Congo (RDC). Au cœur des échanges, les responsables de l’opposition et les représentants des Églises réaffirment leur opposition à toute révision de la Constitution. La coalition C64 et les chefs religieux disent craindre qu’une modification de la loi fondamentale ne permette au président Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat.
En raison de ces consultations en cours à Bujumbura, la manifestation contre un éventuel projet de révision constitutionnelle, initialement prévue à Kinshasa le 8 juillet, a été reportée au 22 juillet 2026.
Au-delà de la question constitutionnelle, les participants plaident pour l’ouverture d’un dialogue national inclusif en vue de favoriser l’apaisement du climat politique. Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, l’opposition souhaite que ces discussions débouchent sur un consensus national susceptible de renforcer la stabilité des institutions.