Les travaux d’électrification de la cité de Kasongolunda ont atteint une étape importante. Évalués à 95%, ils se poursuivent vers les derniers virages. Trois cent cinquante lampadaires ont été implantés et toutes les artères principales éclairées.
La centrale photovoltaïque de 300 kilowatts-crête est disponible. Le courant est déjà produit grâce à plus de 550 panneaux solaires. La connexion entre les panneaux et le local technique reste la dernière étape. Le réseau de distribution, lui, est en construction. Les poteaux, les câbles et les compteurs sont déjà sur le site, en cours d’installation.
Dans la cité, tous les ménages sont déjà identifiés. La connexion, devant intervenir après le finissage des travaux de construction du réseau, va permettre à 500 ménages d’être desservis, le nombre d’abonnés pouvant être majoré au regard de la capacité du réseau, a-t-on appris des équipes de l’ANSER.
Pour l’heure, l’impatience monte dans le chef des bénéficiaires qui verront, pour la première fois, l’électricité dans le vaste territoire de la province du Kwango. Selon l’administrateur du territoire, Henri Kani, le courant produit servira de levier important pour le décollage de son entité.
« La population est vraiment dans l’impatience de vivre l’électricité. Au niveau des ménages, le fonctionnement des moulins va alléger les tâches des femmes. Pour l’adduction d’eau, cela sera de très grande importance. On a des bornes-fontaines qui exigent beaucoup de carburant. Avec la présence du courant, nous aurons de l’eau potable de manière permanente. On a aussi des écoles de menuiserie, mais avec des matériels archaïques ; avec le courant, on va basculer vers des matériels modernes », a-t-il déclaré.
Dans la province du Kwango, le problème d'accès à l’électricité se pose avec acuité. À Kenge, chef-lieu de la province, une centrale thermique de la Société nationale d’électricité ne prend en charge qu’une minorité d’habitants. Le projet d’électrification par le parc agro-industriel de Bukangalonzo est resté lettre morte. Si le chef-lieu vit dans le noir vif, la situation est pire à l’intérieur de la province.
Jonathan Mesa