Le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service public, Jean-Pierre Lihau Ebua, a procédé, à une mise en place générale des Secrétaires généraux de l’Administration publique, à travers l’Arrêté ministériel n°008/CAB.VPMIN/FP-MA-ISP/JPL/2026, signé le 28 janvier 2026.
Au total, 69 hauts fonctionnaires ont été nommés à ces fonctions stratégiques au sein des différentes administrations publiques, institutions et ministères du pays. Parmi eux, 11 femmes figurent sur la liste, soit une représentation féminine d’environ 16 %.
Les femmes nommées sont affectées notamment à la Fonction publique, au Budget, aux Finances, à l’Environnement et Développement durable, aux Anciens combattants, aux Petites et moyennes entreprises, à la Formation professionnelle, au Genre, Famille et Enfant, aux Réformes institutionnelles ainsi qu’au sein de certaines juridictions et parquets.
Cette mise en place s’inscrit dans un contexte de réforme et de redynamisation de l’administration publique, visant à améliorer la performance, la transparence et la gouvernance de l’action de l’État. Toutefois, la faible proportion de femmes nommées relance le débat sur la représentativité féminine aux postes de décision au sein de l’appareil administratif congolais.
Alors que la République démocratique du Congo a pris des engagements nationaux et internationaux en faveur de l’égalité de genre, notamment à travers la Constitution et les instruments internationaux ratifiés, la question de l’accès des femmes aux fonctions stratégiques demeure un enjeu majeur.
Nancy Clémence Tshimueneka