RDC: plus de 8000 interpellations depuis le lancement de l’opération Ndobo, dont 88,9% à Kinshasa

Lancement de l'opération Ndobo à Inongo (Maï-Ndombe) par Jacquemain Shabani
Lancement de l'opération Ndobo à Inongo (Maï-Ndombe) par Jacquemain Shabani

Depuis son lancement en décembre 2024, l’opération « Ndobo » - hameçon en français - qui a pour objectif : l’interpellation, le jugement, la condamnation des bandits urbains et leur placement dans des prisons de haute sécurité, porte déjà ses fruits.

Le vice-premier ministre chargé de l’intérieur et sécurité, Jacquemain Shabani, qui l’avait initiée lancée de concert avec Constant Mutamba, alors ministre d’Etat chargé de la justice et garde des sceaux, révèle qu’à ce jour un total de 8057 bandits ont été interpellés, dont 7116 soit 88,9% pour la seule ville de Kinshasa, et 896 soit 11,1 % pour autres provinces.

Sur les réseaux sociaux, le patron de la sécurité nationale explique que ce chiffre a été totalisé lors des opérations menées le 1er janvier dernier, jour de la fête du nouvel an, où 424 présumés criminels ont été interpellés.

« La Police nationale congolaise (PNC) a reçu des instructions pour renforcer les patrouilles et les opérations de terrain afin de consolider les acquis de l’opération. Les personnes interpellées sont déférées devant les juridictions compétentes pour répondre de leurs actes conformément à la loi », a-t-il déclaré ce lundi.

En dépit de ce nombre important de malfrats saisis, à Kinshasa, la grogne sur l’insécurité continue. Entre octobre et novembre derniers, plusieurs cas de meurtre et braquages ont été signalés dans quasiment tous les coins de la capitale, inspirant l’émoi dans le chef des habitants.

En effet, au début de l’opération Ndobo, ponctuée par des audiences foraines et publiques souvent diffusées en direct de la chaîne nationale, avec en tête d’affiche l’ex-ministre de la justice Constant Mutamba, la courbe de l’insécurité à Kinshasa allait décroissante. Quelques mois plus tard, cette allure, qui avait pourtant réussi à dissuader le phénomène Kuluna dans la ville, a été curieusement relâchée, laissant place à un grand rebondissement de l’insécurité, qui a malheureusement coûté la vie à plusieurs dizaines des personnes.

Samyr LUKOMBO