La Direction générale des Impôts ( DGI ) a annoncé le 02 janvier dernier le lancement officiel d'une nouvelle plaque minéralogique sécurisée des véhicules, à partir du mardi 06 janvier 2026. Dans un communiqué, la DGI précise que cette nouvelle plaque « conçue conformément aux normes internationales » remplace l'ancienne dans le souci du gouvernement « d'améliorer la sécurité des automobilistes, d'harmoniser le système national d'immatriculation des véhicules et de faciliter le contrôle routier par les services de la police ».
Cette annonce a suscité une vague d'indignation au sein de la société civile et même des associations des conducteurs. L'opinion nationale ne comprenait pas du tout que l'on procède au lancement d'une nouvelle plaque d'immatriculation, alors que plusieurs demandes de l'actuelle plaque peinent à être satisfaites par la DGI.
Cependant, dans l'avant-midi de ce lundi 05 janvier 2026, une mise au point a été faite par les services du ministère des finances pour éclairer l'avis sur cette démarche de la Direction générale des impôts.
Ils précisent, dans un premier temps, que « le lancement de la nouvelle plaque d'immatriculation ne concerne pas les véhicules déjà immatriculés et en circulation à travers le pays ». Ce qui devrait tout de suite mettre fin à la colère de la société civile de manière générale et, surtout, des automobilistes. Ces derniers craignaient d'être asphyxiés par une telle opération, lancée juste après celle du nouveau permis de conduire et du contrôle technique.
« L'opération cible en premier lieu tout véhicule destiné à entrer en circulation pour la première fois en RDC », renchérîssent les services du ministère des Finances, en précisant qu'il s'agit évidemment de « tout véhicule non encore immatriculé. Ainsi, il y aura coexistence légale de deux types de plaques d'immatriculation jusqu'au lancement du processus de mise en conformité ».
Particularités de la nouvelle plaque d'immatriculation
« La nouvelle plaque d'immatriculation moderne tient notamment compte de la codification internationale de la République démocratique du Congo », explique-t-on dans cette mise au point, ce qui n'est pas le cas de l'actuelle plaque.
Cette nouvelle plaque d'immatriculation est, en outre, dotée « d'un dispositif de sécurité et de lecture des données d'identification du véhicule et de son propriétaire, données stockées dans une base centralisée ».
À ce stade, cette mise au point note que « l'ensemble des spécificités techniques de cette nouvelle plaque est en instance d'entraînement par décret du Premier ministre afin de produire ses effets ».
À travers le lancement de la nouvelle plaque d'immatriculation, on veut également effectuer la mise en conformité, en d'autres termes, « le remplacement de l'ancienne plaque par la nouvelle, conforme aux normes internationales, à des coûts réduits fixés par l'arrêté ministériel y afférent ( 115$ pour l'immatriculation des véhicules automobiles, 72$ pour le changement de plaque et 24$ pour la mutation de véhicules ) ».
Le gouvernement veut aussi et surtout « lutter contre la prolifération des fausses plaques minéralogiques émises en dehors du système intégré de la Direction générale des impôts (DGI) ».
Fin 2026, changements de plaque obligatoires
Les automobilistes disposent à ce jour de 12 mois. À partir de de fin décembre 2026, « les propriétaires de véhicules encore munis de l'ancienne (actuelle) plaque d'immatriculation seront appelés à se rendre à la DGI pour se soumettre au processus de mise en conformité ».
Il est précisé, par ailleurs, qu'il ne s'agira pas de réimmatriculé des véhicules, pratique interdite par l'article 59.2 du Code de la Route, mais plutôt « du changement simple de la plaque d'immatriculation, tout en maintenant les éléments enregistrés lors de l'immatriculation initiale ».
Dans cette mise au point, les services du ministère des finances soulignent que ce processus permettra au Gouvernement « de détecter les fausses plaques, avec pour conséquences : l'imposition de pénalités pour fraude et violation des textes légaux et réglementaires, ainsi que l'obligation de procéder à une première immatriculation légale du véhicule ».
Au cas où la plaque a été obtenue légalement, « le propriétaire du véhicule ne paiera que les coûts réduits prévus pour la mise en conformité ».