Kinshasa : Jean-Pierre Lihau lance l'épreuve écrite du concours de recrutement de la 10ème promotion de l'École Nationale de l'Administration

Foto
Jean-Pierre Lihau distribuant les examens dans une salle

Le vice-premier ministre chargé de la fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a lancé, ce dimanche 30 novembre, à Kinshasa, l'épreuve écrite du concours de recrutement de la 10ème promotion de l’École Nationale de l'Administration de la session 2025-2026, «pour rajeunir l'administration publique», afin de la rendre «qualitative et compétitive».

Devant les candidats, à l'université Protestante au Congo (UPC), Jean-Pierre Lihau dit vouloir renverser la tendance des recrutements complaisant pour que seule la compétence soit critère de recrutement au sein de l'administration publique, qu'il veut le socle de l'État. 

«Nous voulons inverser la tendance passée où il y a eu trop de recrutements de complaisance. sans tenir compte de profils et de compétences afin de rendre notre administration, de faire de notre administration véritablement le socle de l'État. De façon compétitive parce que nous devrions accorder toutes les chances à tous les enfants de la République. En somme, vous êtes là pour que vous nous aidiez à faire écrouler le système de recommandation, le système de privilèges, pour ne faire de la place qu'à la méritocratie. La méritocratie. C'est le chemin par lequel vous êtes passés pour être là. Vous êtes assis. Personne ne vous a recommandés. Vous n'êtes pas là parce qu'un oncle ou une tante vous a recommandé. Vous êtes là parce que vous le méritez», a déclaré le VPM de la fonction publique. 

M. Lihau a averti les candidats au concours que nul ne sera recruté par le biais d'une recommandation. Il a indiqué que seuls 11313 lauréats ont été retenus après tamisage des 21 000 candidatures, dont plus de 1000 ont été annulées. Il a, par ailleurs, rassuré sur la fiabilité de ce concours qui ne vise que   100 candidats à recruter, d'autant que «l'ENA a su démontrer son sérieux qui a en réalité traversé les frontières, dont les échos ont traversé les frontières».

«Lorsqu'il s'agira de corriger vos feuilles de test, les correcteurs n'auront pas accès à votre identité, Vous allez écrire des noms, c'est vrai, mais après, ceux qui auront la charge de corriger vos feuilles n'auront pas accès à vos noms. Ce sera un jeu de numéros. Et puis, cette correction se fera en binôme. C'est-à-dire qu'après, une personne, une autre personne va faire le même exercice. Tout ceci pour avoir une fiabilité indiscutable des résultats», a-t-il rassuré, tout en encourageant les candidatures des femmes, dont le taux de participation a connu une hausse considérable. 

Le thème interrogatif de cette session 2025-2026 est: « Comment la numérisation peut-elle améliorer la qualité des services publics en RDC? »

Le nombre des candidats par province pour la session 2025-2026 se présente comme suit: Bas-Uele 18, Équateur 167, Haut-Katanga 371, Haut-Lomami 51, Haut-Uele 43, Ituri 96 Kasaï 103, Kasaï-Central 309, Kasaï-Oriental 424, Kinshasa 7 274, Kongo-Central 218, Kwango 93, Kwilu 93, Lomami 124, Lualaba 117, Mai-Ndombe 23, Maniema 102, Mongala 145, Nord-Kivu 325, Nord-Ubangi 50, Sankuru 28, Sud-Kivu 646, Sud-Ubangi 75, Tanganyika 60, Tshopo 298, Tshuapa 60. Le total de tous les candidats est de 11 313, dont 8598 Hommes ((76%) et 2.715Femmes (24%). À Kinshasa, ce concours s'est déroulé à l'université protestante au Congo et à la Haute École de Commerce de Kinshasa, où le ministre a rendu visite aux candidats venus de plusieurs coins de la capitale. 

Samyr LUKOMBO