RDC : l’UNFPA lance l’appel à écouter les jeunes et leur donner les moyens de fonder des familles qu’ils souhaitent

Une rencontre de l'UNFPA avec les médias de Kinshasa
Une rencontre de l'UNFPA avec les médias de Kinshasa

En prévision de l’activité officielle pour célébrer la journée mondiale de la population,  le Fonds des Nations Unies (UNFPA) en République démocratique du Congo a organisé, ce 16 juillet, une rencontre avec les médias de Kinshasa. L’objectif était de faire une synthèse du rapport sur l’état de la population mondiale 2025, qui met un accent sur les besoins des jeunes et de s’ouvrir aux échanges. 

« Donner aux jeunes les moyens de fonder les familles qu’ils souhaitent dans un monde juste et plein d’espoir », tel est le thème mondial choisi par l’UNFPA pour commémorer cette journée, thème qui résume en même temps ledit rapport intitulé “ la véritable crise de la fécondité : quête du libre arbitre en matière de procréation dans un monde en pleine mutation”. 

En effet, une enquête menée par UNFPA et YouGov auprès de 14.000 personnes dans 14 pays, y compris les pays en voie de développement comme la RDC, souligne Noémi Dalmonte, représentante adjointe de cette agence de l’ONU en RDC,  a révélé que la plupart des personnes interrogées souhaitent avoir d’autres enfants mais qu’ils n’en avaient pas la possibilité, principalement en raison d’obstacles sociaux, financiers et sanitaires majeurs. “ Malheureusement, les jeunes sont perçus comme responsables de la baisse de la fécondité car beaucoup supposent qu’ils choisissent de ne pas avoir d’enfants pour plusieurs raisons ; professionnelles, d’orientation sexuelle ou par égoïsme”, soutient-elle. 

Pour cette catégorie qui constitue environ 80% de la population congolaise, l’appel de l’UNFPA consiste donc à soutenir des politiques publiques qui garantissent un accès effectif à l’éducation sexuelle, à la santé reproductive, à l’emploi, à des services de garde accessibles et à un environnement respectueux des droits humains, afin que les jeunes puissent bâtir leur avenir avec confiance. 

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En RDC, selon l’EDS 2023-2024, 31% des femmes mariées ont des besoins non satisfaits en planification familiale, seuls 4% des Congolais de 15 à 49 ans ont une couverture médicale, plus de 20% des adolescentes sont touchées par la malnutrition ; 20% des femmes ont subi des violences physiques au cours des 12 derniers mois.

Noémi Dalmonte a donc souligné que  le Fonds des Nations Unies continuera à œuvrer aux côtés du gouvernement de la RDC dans les domaines prioritaires prévus dans le plan national stratégique de développement (PNSD 2024-2028), y compris dans la disponibilité des contraceptifs, l’égalité des sexes, la création de l’emplois pour les jeunes, ainsi que la disponibilité des données sur la population.

En ce qui concerne la vulgarisation dudit rapport, Noémi Dalmonte a révélé que l’UNFPA a prévu de mener des activités notamment au niveau des universités et des activités de sensibilisation sur les problématiques locales à Kinshasa, à Bunia (Ituri), Goma (Nord-Kivu), à Kalemie (Haut-Katanga) ainsi qu’à Kananga. 

Par ailleurs, l’activité officielle aura lieu ce 17 juillet à Kinshasa, en présence du Vice Premier ministre, ministre du plan. 

Prisca Lokale