Caricature : la position des États-Unis concernant le soutien de Kigali au M23

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Caricature Kash/ACTUALITÉ.CD

Les États-Unis d'Amérique ont récemment exprimé leur préoccupation à l'égard de la situation sécuritaire en RDC, en particulier en ce qui concerne le soutien présumé aux forces négatives opérant dans l'est du pays. Cette inquiétude a été mise en avant lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies qui s'est tenue à New York le 26 juin dernier.

Lors de cette réunion, l'ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, Robert A. Wood, a réitéré l'appel aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à cesser leur collaboration avec les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). De plus, les États-Unis ont exhorté le gouvernement rwandais à mettre fin à son soutien présumé aux rebelles du M23, qui occupent actuellement d'importantes zones dans la province du Nord-Kivu en RDC.

Ces appels des États-Unis font suite à la publication d'un rapport par les experts des Nations unies, qui ont fourni de nouvelles preuves du soutien de Kigali au M23. Ce groupe rebelle maintient son contrôle sur des territoires qui auraient été prétendument cédés aux troupes de la Communauté des États de l'Afrique de l'Est (CÉA), confirmant ainsi les allégations antérieures émanant des populations locales, de la société civile et du gouvernement congolais.

Le rapport des experts de l'ONU a également mis en lumière les liens entre l'armée congolaise et divers groupes armés, dont les FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda).

Par ailleurs, ces développements ont eu des répercussions sur les relations entre les États-Unis et le Rwanda, deux pays partenaires. Washington a récemment inclus Kigali sur sa liste des pays utilisant des enfants soldats. Selon les enquêteurs des Nations unies chargés de la RDC, le M23 a intensifié ses recrutements en juillet 2022, ciblant des territoires tels que Rutshuru, Masisi, Walikale et Lubero. De plus, des jeunes combattants en provenance de l'Ouganda et du Rwanda ont été signalés.

Les recrues du M23 étaient souvent attirées par de fausses promesses d'emploi, et certains combattants ont confirmé que le colonel Kanyamibwa supervisait des entraînements militaires à Tshanzu et à Runyoni. Ces développements ont été examinés lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies en décembre dernier.