Assemblée nationale: Jacques Lutaladio en plaidoyer au sein de la commission Environnement pour la survie de l’INERA

Photo d'illustration
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La commission Environnement, Tourisme, Ressources naturelles et Développement durable a auditionné, ce mercredi 9 novembre, Jacques Lutaladio, Directeur Général de l'Institut National d’Étude et Recherche Agronomique(INERA) pour s'enquérir du fonctionnement de cette recherche agronomique. Ce mandataire public a saisi l’opportunité pour présenter aux élus les difficultés auxquelles sont confrontées son Institut.

L’INERA est un instrument important dans le cadre de la matérialisation de la volonté du Chef de l’État de voir le sol prendre sa revanche sur le sous-sol.

" L'INERA a été invitée par la commission Environnement. Au cours de cette audition, nous avons eu l'occasion de mener un plaidoyer fort au nom de l'Institut national d'études et de recherche agronomique (INERA) qui est la base su développement agricole, en tant source de technologies et d'innovations qui permettront au pays de développer son agriculture. Malheureusement, les appuis au niveau de l'INERA s'amenuise d'année en année. Et nous sommes venus ici pour faire un plaidoyer et demander au gouvernement de prendre au sérieux les préoccupations de l'INERA afin de permettre à cette institution de contribuer à la vision du chef de l'État, laquelle concerne la revanche du sol sur le sous-sol.Pour cela, nous avons présenté le cadre institutionnel de l'INERA. Nous avons également décrit les difficultés qui empêchent l'INERA de faire correctement son travail. Nous avons même avancé des propositions de solutions pour permettre de renforcer cette vision et lui donner sa place, sa valeur dans le développement agricole du pays. Cela nécessité bien entendu des actions du gouvernement, des actions au niveau de l'INERA et des partenaires qui accompagnent l'INERA pour renforcer cette institution", a plaidé Jacques Lutaladio.

Des préoccupations ont été soulevées par les députés nationaux membres de cette commission.  Le DG de l'INERA va revenir après 48 heures, pour apporter des réponses à ces dernières. Les pistes de solutions ont été présentées pour que l'INERA soit soutenu par le Gouvernement . L’idée est que cet institut trouve sa place dans le programme stratégique de développement à la base des 145 territoires dans son volet agricole.

 L'INERA a toujours été, rappelons-le, dans ce pays à l’avant-garde des technologies.

On se souvient de l'huile de palme pour laquelle le matériel de base est venu de Yangambi, lequel a été ensuite cédé à la Malaisie devenue aujourd'hui le premier exportateur mondial.

La Côte d'Ivoire et le Ghana ont bénéficié du matériel de cacao de l'INERA et la RDC, par manque de ressource et d'engagement, est à la traîne aujourd'hui. Et nous voulions que cet aspect de choses soit corrigé, estime le DG de l’INERA.

De son côté, le député Constantin Mbengele, président de la commission a fait savoir que sa commission a invité le DG de l'INERA pour avoir un échange des points de vue sur la situation actuelle de l'INERA.

Pour lui, sa commission a été largement édifiée. La plupart des membres ont formulé des préoccupations et observations par rapport au rôle que joue l'INERA. Il était question de voir comment il fallait le redéfinir et le réorienter ; quels acteurs principaux il faut approcher afin que l'INERA retrouve son plein rayonnement.

On ne perd pas de vue que le chef de l'État, pour son premier mandat, le principe de revanche du sol sur le sous-sol est un vecteur de son action pendant cette période. Il ne faudrait pas que les instruments qui devraient aider à la matérialisation de la vision du Chef de l'État soient publiés, il faut au contraire les accompagner. Dans ce pays, on a assisté à un « gâchis », avec le projet Bukanga Lonzo, ou près de 300 millions USD ont été jetés dans la rue sans impact et effet alors que nous avons raté l'occasion s'impliquer l'INERA pour des résultats palpables, rappelle Constantin Mbengele.

« En tant que Commission de l'Assemblée nationale, nous allons nous mettre aux côtés de l'INERA pour son plaidoyer, notamment c'est lui sur la loi semencière et ressources budgétaires insuffisantes obtiennent notre accompagnement auprès du gouvernement et d'es institutions qui doivent aider l'INERA à bien travailler », promet-il.