Loi électorale : l'ONU appelle les parties prenantes à faire preuve de flexibilité pour l'adoption d'une loi garantissant la transparence et l’inclusivité du scrutin en 2023
Mercredi 18 mai 2022 - 22:11
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Mathias Gilmann, Porte-parole de MONUSCO/Ph. ACTUALITE.CD

La Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo dit suivre avec attention soutenue le processus des réformes de la loi électorale en cours à l'Assemblée nationale en vue des élections prévues en 2023. Ce suivi s'inscrit dans le cadre de la demande du Conseil de Sécurité de l'ONU pour faciliter les processus politiques inclusifs et apaisés en RDC.

Tout en saluant les efforts du Bureau de la Chambre basse du Parlement à trouver un consensus autour des réformes de la loi électorale, " les Nations Unies regrettent que l’opposition conditionne sa participation aux travaux à la réouverture d’une décision déjà actée par les institutions du pays ; de même, elles regrettent les tensions politiques et sécuritaires que ces désaccords suscitent et rappellent la nécessité d’observer un maintien de l’ordre respectueux des droits et libertés fondamentaux", indique le compte-rendu de l'actualité des Nations Unies en RDC.

Par la même occasion, l'ONU condamne également le fait que "le 12 mai, en plénière, les députés de la majorité se soient prononcés contre la publication des résultats par bureaux de vote ou encore contre des propositions qui garantiraient la présence des femmes sur les listes de candidats", ajoute le compte-rendu. 

Pour les Nations Unies, la révision de la Loi électorale représente l’une des dernières opportunités de renforcer les mécanismes de transparence et de rédevabilité susceptibles de garantir des élections de qualité et de restaurer, au moins en partie, la confiance entre les parties prenantes. 

"Adopter une Loi électorale garantissant la transparence et l’inclusivité des élections – à tous les niveaux et toutes les étapes – pour réduire les tensions politiques, institutionnelles et pré-électorales et faciliter la préparation des scrutins de 2023, est essentiel et nous encourageons toutes les parties prenantes à faire preuve de flexibilité concernant les moyens d’atteindre ces objectifs", recommande l'ONU.

Par ailleurs, la MONUSCO s'est dit disposée à soutenir toute initiative constructive et inclusive allant dans le sens de l’unité et de la cohésion nationale.

Après débat général, le Bureau de l'Assemblée générale avait accordé 10 jours à la Commission PAJ pour examen approfondi de la proposition de loi électorale. Ladite commission a débuté les travaux ce mercredi 18 mai 2022.

Pour les initiateurs de cette proposition, le G13, la majorité a vidé cette loi de toute sa substance qui garantissait la transparence, l'inclusion et la crédibilité du scrutin prévu en 2023 balisant ainsi la voix aux contestations.

Entre-temps, l'opposition politique continue à récuser le nouveau Bureau de la CENI réclamant ainsi un dialogue avant l'examen de la loi électorale.

Auguy Mudiayi

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