RDC: un civil, un soldat et 4 rebelles ADF tués dans des combats à Beni, selon l'armée

Photo ACTUALITE.CD.

Un civil, un militaire et quatre rebelles d'un groupe  présenté par l'organisation État islamique (EI) comme sa branche en Afrique centrale, ont été tués vendredi dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris de source militaire.

"Les FARDC (Forces armées de la RDC) ont neutralisé 4 ADF cet avant-midi. Un vaillant soldat est tombé sur le champ d'honneur. Deux civils ont été touchés par des balles ennemies, l'un d'entre eux a succombé sur-le-champ", a déclaré à la presse le lieutenant Antony Mualushayi, porte-parole de l'armée à Beni.
A l'origine des rebelles musulmans ougandais, les ADF (Forces démocratiques alliées) ont fait souche depuis près de 30 ans dans l'Est de la RDC. Ils sont accusés de massacres de civils qui ont fait au moins 6.000 morts depuis 2013, d'après un bilan de l'épiscopat congolais.

Les combats ont eu lieu à 25 km à l'est de la ville de Beni, au Nord-Kivu.

Plus au nord, dans la province voisine de l'Ituri, des rebelles ADF ont incendié au total dix véhicules mercredi et jeudi sur la route nationale 4, a indiqué à l'AFP Dieudonné Malangay, un responsable local de la société civile.

Cette route vitale pour les échanges commerciaux relie les provinces du Nord-Kivu, de l'Ituri et de la Tshopo. Les autorités y ont limité la circulation aux horaires compris entre  08H00 et 16H00 par crainte d'attaques de rebelles conntre des véhicules non escortés.

Interrogé par l'AFP, le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l'armée en Ituri, a fait état de cinq véhicules tombés dans une embuscade "des ennemis ADF" et incendiés.

Dans un communiqué sur son site de propagande, l'EI a fait état de "six véhicules des mécréants chrétiens incendiés lors d'une attaque sur une route commerciale en Ituri".

Vendredi soir, le sort des passagers à bord de ces véhicules n'était pas connu.

Les provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu sont placées depuis le 6 mai en état de siège, afin de lutter contre les groupes armés qui terrorisent les civils. Le président Félix Tshisekedi y a remplacé les autorités civiles par des officiers de l'armée et de la police.

En mars, les États-Unis ont placé les ADF sur leur liste des "organisations terroristes" affiliées à l'EI. Dans plusieurs messages, des combattants rebelles se sont réclamés de l'EI. De nombreuses questions subsistent cependant sur la réalité de ces liens.

 

Avec AFP