RDC : clôture de deux jours d’atelier des réflexions sur le plaidoyer de l’art et la culture comme vecteur du développement économique
Photo d'illustration/droits tiers

La clôture de l’atelier de deux jours, organisé par l’asbl Plateforme Contemporaine, pour l’harmonisation des réflexions sur les rapports du plaidoyer de l’art et la culture comme vecteur du développement économique a eu lieu ce vendredi 12 février. Tenu à la maison de la laïcité de Kinshasa dans la commune de Limete, l’atelier a réuni des experts de la culture et des membres de la société civile non culturel dans le but de mettre ensemble les idées et d’harmoniser les réflexions issues de différentes tables rondes.

Ces tables rondes ont été organisées par l’asbl Plateforme Contemporaine en octobre 2019 dans le cadre du projet Facultés et arts ‘’Fac’arts’’ et du deuxième forum des culturels organisés par le Collectif des Artistes et Culturels en octobre 2020.

L’asbl Plateforme Contemporaine mène des démarches, organise des négociations, ensemble avec le Collectif des Artistes et des Culturels (C.A.C) et d'autres partenaires pour l’obtention d’une politique culturelle, et les parties prenantes envisagent que les résultats des efforts aboutissent à l’adoption d’un projet de loi sur la politique culturelle en RDC. Ces réflexions se posent sur des textes repris dans des chartes internationales en lien avec la culture, le projet de loi sur la politique culturelle existante, les réalités actuelles du secteur mais aussi sur la constitution de la RDC.

Les parties prenantes ciblent des porteurs du plaidoyer comme le ministère de la culture et des arts, et le caucus des parlementaires ; des partenaires institutionnels nationaux et internationaux, le panel des experts, les artistes ainsi que les opérateurs culturels, les écoles et institutions de formation artistique.

Benjamin Tezangi, responsable des programmes de l’asbl Plateforme Contemporaine, rappelle que cette structure ne monopolise pas cette lutte.

« Le plaidoyer n’est pas une propriété privée de l’asbl Plateforme Contemporaine, qui est partie prenante dans les différentes démarches, comme le Collectif des Artistes et des Culturels et d'autres. Plusieurs objectifs fixés sont réalisés mais il reste encore un trajet à court terme pour finaliser les démarches que nous menons. Partant du trajet que nous avons effectué, nous avons compris que nous ne pouvions pas résoudre un certain nombre de problèmes et qu’il fallait monter plus haut, rassembler les acteurs du domaine, chercher à identifier les problèmes qui existent et construire des stratégies ensemble », a-t-il dit.

Et d’ajouter :

« Depuis des décennies, le secteur culturel souffre de plusieurs maux. L’asbl Plateforme Contemporaine a accompagné le secteur depuis sa création en 2011. Elle s’est positionnée comme l’une des principales opératrices culturelles de Kinshasa, l’association elle-même ne produit pas d’œuvres artistiques. Elle soutient plutôt la création artistique au moyen d’une aide à la production et des activités de renforcement et de diversification de cette création. Elle réalise des projets de collaboration et de coopération avec des artistes mais aussi entre artistes et organisations culturelles ».

En octobre 2020, s'est déroulée la 2e édition du forum des culturels au Musée national. Les membres du C.A.C et les partenaires ont échangé sur le statut de l’artiste, son droit d’auteur et l'entrepreneuriat culturel, ils ont ainsi engagé des réformes spécifiques dans le secteur de la culture. Le ministre de la culture et des arts, Jean-Marie Lukundji, qui était présent, avait salué le travail de ce collectif et avait annoncé l’inscription de la biennale culturelle au budget national pour garantir sa pérennité.

Dans la feuille de route du projet ‘‘FAC’ARTS’’, initié par l’asbl Plateforme Contemporaine en 2019, figurent des actions de plaidoyer et de sensibilisation sur la culture et les arts en milieu universitaire de Kinshasa, figurent des problèmes à résoudre comme l’absence d’une politique culturelle réglementant le secteur et prenant en compte les droits voisins en RDC, la très faible consommation des produits artistiques congolais par des congolais, l’absence d’une industrie culturelle en générale et artistique en particulier qui prenne en compte la chaîne de valeurs artistiques, le faible apport de la culture et des arts dans le budget de l’Etat congolais et bien d’autres.

Emmanuel Kuzamba

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