L’ONU constate une augmentation significative des violations des droits de l’homme en RDC (+21% en une année)
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La situation des droits de l’homme en RDC est toujours inquiétante. Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a documenté, en 2020, 7.909 violations des droits de l’homme sur toute l’étendue du territoire national. Selon la même source, cela représente une moyenne de 659 violations par mois. 

Il s’agit d’une augmentation significative (+21%) par rapport à l’année 2019, soit une tendance inverse à celle observée l’année précédente, qui avait enregistré une diminution de 4%. Les chiffres enregistrés sont supérieurs à ceux documentés au cours de l’année électorale (6.814 violations et atteintes en 2018). 

Le BCNUDH, qui est composé de la Division des droits de l’homme de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) et du Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) en RDC, explique que cette augmentation est le reflet de la détérioration de la situation sécuritaire dans les provinces affectées par le conflit armé, notamment au Nord-Kivu, en Ituri et au Sud-Kivu où le BCNUDH a enregistré une forte hausse de l’ordre de 46% du nombre d’atteintes commises par des groupes armés. 

Les assaillants armés de Djugu dans la province de l’Ituri, les combattants des Forces démocratiques alliées (ADF), Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), Nduma Defense of Congo-Rénové (NDC-R) et Nyatura dans la province du Nord-Kivu ont continué à attaquer les civils. 

Pour le BNUDH, les efforts déployés par les autorités et autres parties prenantes n’ont pas été suffisants pour enrayer la persistance des conflits armés alimentés par des tensions intercommunautaires, les conflits fonciers, les pillages, l’exploitation illégale des ressources naturelles et le contrôle des territoires pour l’imposition de taxes illégales. 

La violence s’est également aggravée, dit le BNCUDH, à cause de l’absence d’un programme coordonné de Désarmement, démobilisation et réinsertion qui aurait pu permettre aux combattants de groupes armés de déposer les armes et rejoindre la vie civile. Il y a également une absence des garanties de non-répétition résultant d’un mécanisme de justice transitionnelle alliant réconciliation et lutte contre l’impunité.

 

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