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A la suite de la recrudescence des vols des câbles en cuivre aux centrales d’Inga (Inga 1 et Inga 2) dont le dernier cas était enregistré dans la nuit du jeudi 6 décembre, les services de sécurité ont, dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 décembre, mené une vaste opération de perquisition des maisons des personnes suspectées dans la cité d’Inga (Kongo Central).

Mandat du procureur de la République en mains, la police associée à l’armée et les services de renseignement ont retrouvé plusieurs matériels de la Société nationale d’électricité (SNEL) dans les maisons de 9 personnes, identifiées comme agents de la SNEL.

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Des câbles en cuivre et des compresseurs

Des centaines de mètres des câbles électriques en cuivre et en aluminium, des panneaux électroniques de signalisation, des postes à soudure, des compresseurs, entre autres, ont été récupérés des maisons de ces agents durant l’opération. Ils sont auditionnés par l’officier de police judiciaire.

Jeudi 6 décembre, un quadragénaire, père de famille de 6 enfants, originaire de Matadi, habitant le quartier appelé camp Kinshasa, dans la cité d’Inga, a été attrapé après avoir coupé près de 300 mètres des câbles qui servent d’interface entre les deux centrales d’Inga (Inga 1 et Inga 2), les postes de dispersion et la Station de conversion d’Inga (SCI). La situation avait causé l’arrêt de deux machines (G11 et G15) et une perte de plus de 100 MW plongeant ainsi le Kongo Central et une partie de Kinshasa dans le noir, durant plus de 24 heures.

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Panneau de signalisation électronique

Mi-novembre des inciviques avaient refait le même coup mais, cette fois-là, avec la coupure de 100 mètres de câbles du circuit de rejet qui est un mécanisme mis en place pour créer une certaine stabilité quand il y a perturbation au niveau du réseau électrique. Deux malfrats sont incarcérés à Matadi.

Ce phénomène est une première depuis l’actionnement des centrales d’Inga 1&2 respectivement en 1972 et en 1982. La Société nationale d’Electricité (SNEL) est depuis plus de 6 années, victime des vols à répétition de ces câbles en cuivre pur sur plusieurs lignes haute tension notamment Fungurume-Likasi et Likasi-Lubumbashi (provinces du Haut-Katanga et Lualaba). Elle qualifie de « crime économique » ce « véritable fléau ».

Fonseca Mansianga, de retour d’Inga

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