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RDC : le VPM de l’Intérieur et le ministre de la Défense convoqués ce mercredi à l’Assemblée nationale

Mardi 3 décembre 2019 - 17:56
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ACTUALITE.CD

Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, Gilbert Kankonde, et le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Aimé Ngoie Mukena, sont convoqués à l’Assemblée nationale, ce mercredi 4 décembre. Les deux membres du gouvernement vont s’expliquer devant les députés sur des questions d’actualité.

Selon la présidente de la chambre basse du parlement, Jeanine Mabunda, qui a livré l’information à la plénière de ce mardi 3 décembre, Gilbert Kankonde devra répondre sur la coordination de la gestion des catastrophes naturelles et la garantie de la sécurité des personnes et de leurs biens à Kinshasa, tout comme à Beni. De son côté, Aimé Ngoie Mukena est interpellé au sujet des mesures arrêtées en vue du rétablissement de la paix durable à Beni-ville et Beni-territoire.

Depuis le retour des pluies, des dégâts énormes sont enregistrés dans plusieurs coins du pays. A Kinshasa, des dizaines de morts ont été recensés et plusieurs routes coupées après des débordements des eaux des caniveaux. Au Sud-Ubangi, au Nord-Ubangi et à la Mongala, trois provinces issues du démembrement de l’Equateur, plus de 150.000 sinistrés ont été répertoriés par le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OICHA). Les familles en détresse, suite aux inondations dues à la crue de la rivière Ubangi après plusieurs pluies, ont bénéficié d’une première assistance du gouvernement. Le président Félix Tshisekedi a séjourné hier à Zongo (Sud-Ubangi).

Théâtre des tueries des civils par les rebelles d’Allied democratics forces (ADF), Beni vit une période meurtrière sans précédent. D’après les statistiques fournies par Kivu Security, un projet commun du Groupe d’Etude du Congo (GEC) et Human Right Watch (HRW), 107 personnes ont été tuées, depuis le 30 octobre, dans la région. L’armée a lancé en octobre dernier les opérations de grandes envergures contre les mouvements rebelles. Pendant ce temps, les massacres de civils s’accentuent. D’où la colère de la population qui ne jure que par le départ de la MONUSCO qu’elle accuse de passivité face à l’ennemi.

Berith Yakitenge

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