Dans la nuit de samedi à dimanche, les forces de sécurité congolaises ont procédé à l’arrestation d’Aubin Minaku, vice-président du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), l’ancien parti au pouvoir sous Joseph Kabila.
L’opération s’est déroulée dans sa résidence privée à Kinshasa, selon des informations confirmées par plusieurs sources proches, dont des membres de l’entourage politique et des témoins oculaires. Les motifs exacts de cette arrestation n’ont pas encore été officiellement communiqués par les autorités, mais elle s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes autour des figures liées à l’ancien régime.
Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale et fidèle allié de Joseph Kabila, a été emmené vers une destination inconnue peu après minuit. Des sources sécuritaires, qui ont requis l’anonymat, ont indiqué que l’intervention a été menée sans violence apparente, bien que la résidence ait été bouclée par des éléments des forces spéciales.
Le PPRD n’a pas encore réagi officiellement à cet événement. Cette arrestation intervient dans un climat de poursuites judiciaires intensifiées contre les proches de l’ancien président Joseph Kabila. Il y a quelques semaines, Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD et candidat malheureux à la présidentielle de 2018, a été aussi arrêté et reste détenu dans un endroit gardé secret jusqu’ici.
Ces développements font écho à la condamnation, il y a quelques mois, de Joseph Kabila lui-même par la justice militaire. L’ancien chef de l’État, qui vit en exil, a été jugé par contumace pour son rôle allégué dans le soutien à la rébellion AFC/M23 soutenue par le Rwanda. Kabila, est considéré par Kinshasa comme le « vrai patron » de la rébellion et a été condamné à mort, bien que ses partisans dénoncent une instrumentalisation politique.