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Photo ACTUALITE.CD.

Par le biais de la commission Justice, Paix et Sauvegarde de la Création, l’Eglise du Christ au Congo (ECC) a salué la condamnation jeudi 21 Novembre, par la haute cour militaire, du ministre provincial de l’intérieur de Kinshasa, Dolly Makambo dans l’affaire du meurtre de l’administrateur du centre de santé de référence « Vijana » dans la commune de Lingwala.

Ce ministre a été condamné pour avoir incité ses gardes du corps (policiers) à commettre des actes « contraires » à leurs devoirs, selon le verdict de la haute cour, condamnant également le policier meurtrier à la peine capitale par contumace.

Bagachuraki Kavusa Semeyi, propriétaire de la parcelle dans l’enceinte de Vijana, au cœur du conflit, et Kamanda Serges, le chauffeur du ministre Dolly Makambo, ont écopé de la même peine que le ministre et pour la même infraction.

Commis à la sécurité de la parcelle, Jacques Akilimani a écopé de deux ans de prison pour arrestation arbitraire.  

« L'ECC pense que c'est maintenant le temps de parler du début de l'Etat de droit en RDC. Car, condamner un Ministre provincial en fonction en dépit des manœuvres dilatoires de l'Assemblée provinciale traduit clairement la limitation des déviations du pouvoir politique et la garantie des droits fondamentaux de l'homme par les normes du droit », a déclaré à ACTUALITE.CD, le révérend Eric Nsenga, porte-parole de la deuxième plus grande confession religieuse en RDC.

L’Eglise dit par ailleurs dénoncer les « postures inconstitutionnelles et antipatriotiques » de « certains députés provinciaux qui tentent de se substituer en club de défenseurs des antivaleurs et ce, au mépris du Peuple qui leur a confié le mandat de défendre l'intérêt supérieur de la Nation et le bien-être des populations », a soutenu Senga.

Aux députés tant nationaux que provinciaux, l’Eglise qui promet « tout son soutien à la justice pour éradiquer fondamentalement les inégalités dans toutes leurs formes et promouvoir un Etat de droit », appelle à « ne pas faire ombrage à l'ultime exigence du changement décidé par le  Peuple ».

Christine Tshibuyi

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