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RDC : « Il faut être sorcier pour ne pas soutenir la gratuité de l’enseignement » (Tshiombela)

Mercredi 16 octobre 2019 - 09:27
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Elève

Jonas Tshiombela, président de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), soutient la décision du chef de l’Etat d’appliquer la gratuité de l’enseignement, dès cette année scolaire, sur toute l’étendue de la République dans les écoles publiques. L’activiste ajoute que cette décision permet aux enfants des riches et des pauvres d’avoir accès à l’éducation. C’est pour cette raison que sa structure organisera, le 9 novembre 2019, une marche « pacifique » pour soutenir les efforts du gouvernement.

« Nous, nous ne soutenons pas la gratuité puisque c’est bien fait mais parce que la décision est prise par l’Etat qui est le seul régulateur du secteur. Il y avait des écoles qui étaient devenues des centres d’enrichissement sur le dos des pauvres. Nous ne voulons pas que ces choses-là reprennent. Aujourd’hui les enfants de toutes les catégories peuvent étudier. C’est dans ce sens-là que nous, comme une action citoyenne, nous allons tenir une grande marche. Il faut être sorcier pour ne pas soutenir la gratuité. Nous allons mobiliser et les enfants, les parents et tout le monde pour cette marche », a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse tenue ce mardi 15 octobre 2019 à Kinshasa.

Il demande, par ailleurs, au gouvernement de faire tout son possible afin que les mesures d’accompagnement soient prises pour que cette gratuité soit appliquée de manière équitable notamment concernant la question de salaire et prime entre les enseignants de la ville et ceux des villages.

« Nous, collaborateurs de la nouvelle société civile, nous suivons la question de la gratuité de l’enseignement de base parce que nous ne devons pas rester dans l’autosatisfaction. Les mesures d’accompagnement doivent être prises pour que cette gratuité soit effective et que tout le monde puisse en bénéficier de façon équitable. Parmi les questions qui doivent être dans les mesures d’accompagnement, il y a le problème des primes qui se pose entre les enseignants qui sont dans la ville et ceux qui sont dans les villages », a dit Jonas Tshiombela.

Quelques mouvements de grève s’observent depuis l’application de l’article 99 de la constitution. Les professionnels de la craie de quelques écoles du Nord-Kivu et du Sud-Kivu revendiquent la majoration de leur salaire, l’alignement des enseignants non payés dans les listings de paie et la prise en charge des nouvelles unités. Le gouvernement a, de son côté, prévu de payer un salaire minimum de 245 USD pour chaque enseignant et accordé un montant de 41,9 USD à tous les enseignants des villes à titre de frais de transport et logement.

Ivan Kasongo

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