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des femmes politiques et activistes réaffirment leurs attentes au président Tshisekedi

Parité, représentation des jeunes, renouvellement de la classe politique, ce ne sont pas les recommandations qui manquent pour la prochaine équipe gouvernementale.

Trois activistes spécialisées dans les droits des femmes et évoluant dans la sphère politique C ont rappelé leurs attentes à l’égard du président de la République, Félix Tshisekedi. Anny Modi est l’une d’elles. Pour la directrice exécutive de Afia Mama, le respect du quota homme-femme reste d’actualité. “J’étais très contente d’apprendre qu’une liste initiale n’a pas été acceptée pour raison de non respect de parité ainsi que la sous représentation des jeunes. Cela aurait pu être un signal fort que Mr le président envoie à tous les décideurs,” souligne-t-elle.

Pour bien circonscrire le sujet, Neema Bikaylwira, présidente du parti Alliance pour le Renouveau du Congo (ARC), remonte aux accords FCC-CACH. “Le pouvoir qui gère le pays à ce jour est une convention entre FCC (Kabila) et CACH (Tshisekedi), mais poussé par monsieur Kamerhe. Ils ont signé quelques documents qui vont permettre à chacun de trouver ses intérêts dans ce gouvernement”, affirme Mme Bikaylwira.

Marie-Josée Bunsana, présidente du Cartel des Femmes politiques, rappelle les prescrits de la constitution. “C’est le président de la République qui est le garant du bon fonctionnement des institutions. L’article 14 de la constitution stipule que le pouvoir public doit prendre en compte la participation paritaire. Il y a des femmes compétentes, intelligentes et dynamiques dans tous les partis et regroupements politiques”, dit-elle. 

“Pour reconstruire ce pays, le président va également avoir besoin d’une représentation valable de femmes”

Anny Modi renouvelle ses attentes pour le gouvernement à venir. “A ce jour, nos voeux restent les mêmes. Nous avons eu du mal à dépasser 20 % des femmes dans les gouvernements précédents. Cette fois-ci, nous exigeons la parité ou un mécanisme temporaire pour avoir au moins 30 % de  femmes dans le gouvernement. Cela permettra de relancer l’espoir vers la mise en oeuvre de la parité effective ," ajoute la directrice de Afia Mama.

Pour Neema Bikaylwira, la notion de parité doit être élargie à toutes les institutions. “Si le président veut favoriser la parité, cela doit être le cas pour toutes les institutions et les entreprises publiques. Il est possible d’augmenter le nombre de femmes dans les postes décisionnels du pays. Cela à travers des postes nominatifs, tel que le gouvernement”, précise-t-elle.

Pour reconstruire ce pays, le président va également avoir besoin d’une représentation valable de femmes (qui constituent les 52% de la population congolaise) dans les institutions publiques, y compris le gouvernement”, conclut la présidente du Cartel.

Pour rappel, le processus devant aboutir à cette publication de l’équipe gouvernementale est toujours en cours. Le Premier ministre est encore à l’étape « d’analyse » des listes des ministrables qu’il a reçues, dimanche dernier, de la coalition FCC-CACH. Ces listes sont censées comporter trois noms pour chaque poste ministériel. Le gouvernement Ilunkamba sera composé de 65 membres dont 42 issus du FCC et 23 du CACH, conformément à leur accord de coalition gouvernementale. 

Prisca Lokale

 

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