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Les gouvernements suisse, américain, britannique, canadien, néerlandais et norvégien ont réagi ce vendredi 5 juillet au dossier d’au moins 40 creuseurs artisanaux morts dans l’éboulement d’une mine exploitée par la société KCC (Kamoto Copper Company) à Kolwezi (Lualaba). Ils évoquent la nécessité d’une législation équilibrée sur l’artisanat minier.

« De telles tragédies mettent en lumière le défi du gouvernement de la RC dans la mise en œuvre d’une législation équilibrée sur l’artisanat minier – qui a un rôle important à jouer dans le secteur minier – de manière à ce que les creuseurs artisanaux puissent gagner leur vie dans le cadre de la loi et dans des conditions sûres, avec la nécessité de respecter les contrats de concessions, de façon à encourager l’investissement dans le secteur formel », disent-ils.

Le gouverneur de la province de Lualaba, Richard Muyej Manguez Mans, a  annoncé pour sa part une importante réunion avec les responsables des creuseurs artisanaux « pour mettre de l’ordre dans le secteur ». Le commandant de la deuxième zone de défense, le général Philémon Yav a confirmé que l’armée s’est déployée dans la zone et est déterminée à « arrêter l’hémorragie des morts » dans toutes les mines de la province de Lualaba en particulier, et de toute la région du Katanga en générale.

Près de 2.000 creuseurs étaient descendus dans la rue pour réclamer jeudi les zones d'exploitation artisanale leurs promises par le gouverneur Richard Muyej. Selon l’armée 20 personnes ont été interpellées au cours de la manifestation mais du côté de la société civile, l'on parle d'une cinquantaine de creuseurs interpellés.

KCC, qui produit du cuivre et du cobalt au concentrateur de Kamoto, exploite l’usine métallurgique de Luilu, la mine souterraine de Kamoto et deux gisements à ciel ouvert d’oxyde à Kolwezi. Le projet Kamoto a débuté sa production commerciale le 1er juin 2008.