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La maison des droits de l’homme du Centre Carter, avec l’appui financier de l’ambassade de Suède, a procédé, vendredi, à la remise des prix aux lauréats du concours « pour la paix et la démocratie » des jeunes artistes. C’est à l’occasion de la célébration de la Journée des jeunes démocrates, le 14 juin au Centre culturel Boboto, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.

Sur 100 jeunes venus de Kinshasa et de Goma, qui ont participé à ce concours lancé depuis décembre 2017, 9 ont été proclamés gagnants lors de la finale du 23 mai dernier en raison de 3 par catégories : chanson, dessin et théâtre.

Pour leur originalité et particularité, ces jeunes ont reçu chacun un ordinateur, en dehors de 600 USD remis au premier lauréat, 400 USD au deuxième et 400 USD au troisième.

Michée Kumbembela Mayanzika, 23 ans, primé premier dans la catégorie théâtre, dit avoir reçu un coup de pouce au travers ce concours, et décide de se lancer dans l’écriture des pièces théâtrales.

« Je n’ai jamais pensé à cela, mais cette décision m’est venue en tête aujourd’hui et je l’ai prise. Je ne vais plus arrêter à écrire des pièces, surtout sur les réalités de la vie, sur ce que nous connaissons et nous vivons chaque jour, notre réalité sociale. Je crois que cette passion sommeillait en moi et c’est ce concours qui l’a réveillée », a confié Michée.

C’est également le projet de Giscard Lowa, 27 ans, gagnant de la catégorie chanson, pour avoir interprété la chanson « Bomoko (unité, en lingala) ».

« Je vais continuer à travailler sur des chansons éducatives comme celle-ci. Je vais bosser dur pour aller plus loin. Ce concours va m’ouvrir la porte à des grandes choses. Je vais continuer ma carrière en tant qu’artiste éducateur », a promis Giscard Lowa.

John Mbuyi, 24 ans, primé numéro un dans la catégorie dessin, compte mettre en œuvre tous ses moyens afin que ses dessins, qui véhiculent le message de l’unité et de la paix, aillent à la conquête du monde.

Pour Marie-Jo du Centre Carter, ce projet a pour but la participation active et positive des jeunes dans la gestion de la chose publique. « Il ne suffit pas de faire l’art, mais quel message cet art fait passer », a-t-elle dit avant d'ajouter que c’est dans ce sens que le Centre Carter est arrivé à faire parler les jeunes par leurs réalisations artistiques afin de véhiculer le message de la paix et de la démocratie au public.

Thérèse Ntumba