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ACTUALITE.CD à travers le Journal Du Citoyen (JDC) s’est entretenu avec certains enseignants de l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (IFASIC) à l’occasion de la journée nationale de l’enseignement célébrée le 30 avril. La plupart parmi eux déplorent le niveau de l’enseignement en République démocratique du Congo (RDC).

Ces enseignants souhaitent que le gouvernement puisse prendre des dispositions nécessaires pour améliorer la qualité des matières dans différents établissements d’enseignement.

« La prise en charge des enseignants par les parents a rendu les enseignants redevables aux parents. Si le gouvernement mettait des dispositions pour améliorer les conditions salariales des enseignants, cela aiderait beaucoup.  Les universités se transforment aux institutions commerciales où on accorde la faveur au plus offrant sans tenir compte des niveaux. La conséquence c’est le manque de considération de nos diplômés dans d’autres cieux », dit Rombau Kassongo, chef des travaux à l’IFASIC.

« La journée nationale de l’enseignement est le moment pour nous de nous interroger sur le niveau de nous en tant qu’enseignant. Parce que déjà le niveau des apprenants baisse. Il faut revoir la base, c’est-à-dire, l’enseignement primaire. Aussi l’enseignant n’est plus valorisé. Etant mal rémunéré, cela nous démotive. C’est ce qui favorise aussi la corruption car l’enseignant se préoccupe beaucoup plus du gain », explique Adélard Obul’Okwess.

« Déjà la manière de parler des étudiants leur comportement devant le papier dans des salles des cours, ça prouve que le niveau de l’enseignement est trop bas. Cela veut tout simplement dire que l’enseignant doit être bien rémunéré pour une meilleure qualité d’enseignement. Les normes doivent être revues. Ce n’est pas n’importe qui qui peut être promoteur d’une école. Les recrutements doivent se faire pour le choix des enseignants », ajoute Yves Kalykat.

Plamedie Mayamba

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