Dans un contexte marqué par l’instabilité sécuritaire et les agressions récurrentes dans l’Est de la République démocratique du Congo, la formation militaire de qualité occupe une place de choix dans la stratégie des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Cette formation a pour objectif de doter les militaires des connaissances et des compétences nécessaires pour faire face aux différents défis sécuritaires qui freinent parfois le développement et la stabilité du pays, tout en assurant correctement la défense et l’intégrité du territoire national.
C’est dans ce cadre que le Chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo, le lieutenant-général Banza Mwilambwe Jules, a effectué vendredi 27 février 2026, une visite au Centre d’entraînement des troupes aéroportées (CETA) où sont cantonnées les recrues en attente d’évacuation vers les différents centres d’instruction du pays. À l’issue d’un contrôle rigoureux mené sur place, rapporte la cellule de communication du Chef d’état-major général des FARDC, soixante-neuf recrues ont été renvoyées et quatre autres arrêtées.
Selon toujours la source citée, plusieurs irrégularités liées au non-respect des conditions de recrutement notamment la limite d’âge, la nationalité ainsi que les critères de bonne vie et mœurs ont constitué les principales causes du renvoi de certaines recrues. Des filles-mères ainsi que des personnes jugées inaptes ont également été écartées. Prenant la parole à cette occasion, le lieutenant-général Jules Banza a rappelé aux recrues que l’armée est une institution fondée sur des valeurs républicaines. Il a souligné que choisir de rejoindre les FARDC implique le respect strict du règlement militaire ainsi que des lois de la République.
"Nous sommes dans une société bien organisée, vous avez choisi de servir le pays, choisir de servir le pays signifie le respect des textes et lois de la République qui régissent notre métier, l'armée n'est pas un endroit où nous devons cacher des mauvaises personnes, non, l'armée n'est pas une niche des criminels. Nous sommes en période de guerre, nous avons besoin de l'implication de tout le monde qui est venu comme volontaire à faire son travail, il ne faut pas venir ici parce que tu as fui la souffrance, parce que tu as commis des bavures dans la société, tu as préféré abandonner t'es enfants à la maison, venir ici dans l'armée avec comme ambition de se cacher et avoir le matricule, non, ce ne doit pas être comme ça, j'espère que vous m'aviez bien suivi", a déclaré le Chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo, le lieutenant-général Banza Mwilambwe Jules.
Selon la cellule de communication du numéro des FARDC, cette opération de contrôle rappelle que la force d’une armée ne repose pas seulement sur le nombre de ses soldats, mais sur la qualité de ses recrues. En écartant les candidats inaptes ou indésirables, précise-t-elle, les Forces armées de la République démocratique du Congo affirment que bâtir une armée disciplinée et crédible passe avant tout par un recrutement rigoureux. Une sélection exigeante aujourd’hui constitue en effet la garantie d’une défense nationale plus solide demain.
Depuis la résurgence des violences liées à la rébellion de l’AFC/M23, appuyée par le Rwanda, le gouvernement de la République multiplie les sessions de formation militaire et le recrutement de nouvelles recrues. L’objectif, selon les autorités congolaises, est de doter le pays d’une armée capable d’assurer la défense et l’intégrité du territoire.
Sur la scène internationale, les initiatives diplomatiques progressent sur le papier, mais peinent à produire des résultats concrets sur le terrain, dans un contexte de tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali, ainsi qu’entre Kinshasa et l’AFC/M23.
Clément MUAMBA