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Les autorités administratives de la ville de Beni, dans la province du Nord-Kivu, ont arrêté de nouvelles mesures pour accompagner la riposte contre la dixième épidémie d'Ebola en RDC et éradiquer la résistance communautaire face aux équipes de riposte.

Les équipes de riposte sont désormais autorisées de "faire appel aux forces de l’ordre lors des prélèvements et des enterrements dignes et sécurisés", rapporte le ministère de la Santé dans un communiqué publié mercredi 10 octobre et dont ACTUALITE.CD dispose d'une copie. 

Ces mesures incluent également "l’obligation pour la famille d’un défunt de présenter un certificat de décès signé par l’autorité médicale avant d’obtenir un permis d’inhumation". 

L'arrêté vise en outre tout professionnel de santé (guérisseur et tradipraticien) de "référer tout cas suspect au Centre de Traitement d’Ebola (CTE) sous peine de voir son centre être fermé et être interdit de pratiquer toute forme de médecine", souligne le même communiqué. 

Les autorités interdisent enfin aux familles de délibérément garder un cas suspect et l’empêcher de se rendre au CTE "sous peine d’être sanctionné pénalement". 

Ces mesures ont été prises suite aux nombreuses agressions des équipes de la riposte et au non-respect des mesures de prévention et contrôle des infections dans plusieurs centres de santé traditionnels dans la ville de Beni, nouveau foyer de la maladie à virus Ebola. 

Dans cette ville "des contacts à risque refusent encore la vaccination et le suivi de 21 jours", a regretté lundi le ministre de la Santé. Le nombre de cas rapportés à Beni pourrait dépasser le nombre de cas à Mabalako (selon le ministère), l’épicentre de cette épidémie, qui a déjà fait 118 morts dont 83 parmi les 153 cas confirmés dans la région. 

Christine Tshibuyi

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