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47 organisations nationales et internationales de défense des droits de l’homme demandent à l’ONU de créer un mécanisme de surveillance de la situation des droits de l’homme sur l’ensemble de la RDC.

 

Ces ONG parmi lesquelles Human Rights Watch (HRW), Amnesty international, Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) redoutent les abus des droits de l’hommes à l’approche des élections. Elles proposent au Conseil de l’ONU des droits de l’homme de mettre en place ce mécanisme au mois de septembre en cours.

 

“La crise en matière de droits humains est liée aux tensions politiques et aux violences en RD Congo, qui pourraient s’aggraver à mesure que la date de l’élection approche”, soulignent les ONG dans la correspondance adressée le 5 septembre à Antonio Guterres, secrétaire général.

 

“Le Conseil devrait créer un tel mécanisme en septembre, pour compléter le travail mené par le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’Homme en RD Congo, et garantir un examen et des rapports adéquats sur les violations des droits humains et les exactions commises dans le contexte électoral”, ajoutent-elles.

 

Le maintien de l’actuel chef de l’Etat, Joseph Kabila (au pouvoir depuis 2001) au-delà de son mandat constitutionnel terminé en décembre 2016 a suscité de nombreuses contestations dans le au pays, causant plusieurs pertes en vies humaines, notamment.

 

“Un mécanisme dédié s’avère nécessaire, avec mandat (...) de fournir des rapports au Conseil des droits de l’Homme, ainsi que de formuler des recommandations adressées au gouvernement de la RDC et à la communauté internationale. Ceci dans le but de prévenir de nouvelles violations des droits humains et exactions, et de garantir que les responsabilités pour ces actes puissent être établies”, s’alarment ces organisations de défense des droits de l’homme.

 

Dans plusieurs rapports, les ONG, notamment HRW dans la plupart des cas, ont accusé les forces de l’ordre et de sécurité d'être à la base des violations des droits de l’homme particulièrement lors des répressions des manifestations contre le pouvoir.

 

Les élections sont attendues le 23 décembre de cette année mais plusieurs questions se posent notamment autour du financement et la sécurisation des scrutins. Autre chose, la machine à voter nouvellement introduite dans le système électoral qui est contestée par l’opposition et certaines organisations de la société civile.

 

Marcel Kilombo (Stagiaire/Unikin)

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