Le sénateur Bahati Lukwebo vit-il déjà ses dernières heures comme deuxième vice-président du Sénat ? Le Sénat a programmé pour ce mercredi 18 mars, l’examen de la pétition adressée contre M. Lukwebo. Lors de la plénière de ce mercredi, une commission spéciale sera mise en place pour cette fin. C’est ce qui ressort d’un communiqué du Bureau, signé ce mardi 17 mars 2026 par la rapporteure de la Chambre haute du Parlement, Nefertiti Ngudianza.
Cette démarche intervient après le dépôt, par le sénateur Dany Kabongo, le lundi 16 mars, en marge de la rentrée parlementaire, d’une pétition contre le deuxième vice-président du Sénat, Bahati Lukwebo. Selon lui, cette initiative parlementaire a recueilli 83 signatures. Dany Kabongo reproche au deuxième vice-président du Sénat une incompétence dans l’exercice de ses fonctions.
Le motif évoqué lors du dépôt de cette initiative diffère toutefois de celui avancé au lendemain de la sortie médiatique de Bahati, au cours de laquelle ce dernier s’était opposé à toute révision constitutionnelle. À ce moment-là, Dany Kabongo lui reprochait plutôt un « manque de respect » envers le président Félix Tshisekedi, haute autorité de référence de l’Union sacrée de la nation (USN). Selon ce parlementaire, le deuxième vice-président du Sénat, également membre du présidium de l’USN, aurait dû consulter le chef de l’État avant de s’exprimer publiquement sur des sujets d’actualité.
Bahati avait présenté, le mardi 10 mars, ses excuses à ses collègues, quelques jours après sa sortie médiatique. Il avait expliqué que ses déclarations sur la Constitution avaient été sorties de leur contexte et mal interprétées. Modeste Bahati affirmait ne pas s’être opposé à une révision constitutionnelle, mais avoir plutôt suggéré l’ouverture d’un débat au sein de l’Union sacrée.
Clément MUAMBA