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Ebola en RDC : Un nouveau cas confirmé à Butembo

Des agents de santé

 

Une deuxième personne a été atteinte de la maladie à Virus Ebola dans la ville de Butembo au Nord-Kivu, a annoncé ce lundi 10 septembre le ministère de la santé.   

"Il s’agit d’un homme dont l’épouse était l’un des cas confirmés de Mandima (Ituri). Les tests réalisés sur ses échantillons de sang se sont révélés négatifs mais le virus Ebola a été identifié dans son sperme", a écrit le ministère de la santé dans un nouveau communiqué.

La personne était tombée malade au cours du mois d’août et a été admis au centre de santé de Makeke, dans la zone de santé de Mandima (Ituri).

"Ayant refusé son transfert au centre de traitement d’Ebola (CTE) de Mangina, il avait fui à Butembo et sa maladie avait évolué favorablement. Lors de sa période de convalescence, son épouse lui a rendu visite. Par la suite, elle est tombée malade et a été confirmée comme souffrant d’Ebola", ajoute le même communiqué.

Ce cas est le deuxième après celui d'un autre cas venu de Beni et qui, à un certain moment, avait refusé de coopérer avec les équipes soignantes,  choisissant d'aller se cacher à Butembo.

L'actuelle épidémie d'Ebola frappe le Grand Nord de la province du Nord-Kivu et la localité de Mandima dans la province de l'Ituri.

L'épidémie déclarée depuis début Aout a déjà fait 91 morts dont 60 parmi les 101 cas confirmés, d'après un bilan  arrêté en date du 9 septembre 2018 et publié ce soir par le ministère de la santé. 36 malades ont été guéris de cette maladie mortelle, alors que 9 cas suspects sont en cours d'investigation, d'après le même communiqué  

Cette épidémie est la dixième que vit la RDC depuis 1976. Mais c'est la première fois que le virus sévit dans une zone de conflit armé. Elle s'est déclarée une semaine après la fin neuvième qui a touché la province de l'Équateur où elle a fait 33 morts.

De part la grande mobilité de la population et les affrontements chroniques entre soldats, rebelles ougandais ADF et miliciens Mai-Mai, l'Organisation Mondiale de la santé (OMS) a jugé très élevé le risque de propagation de l'épidémie et estime qu'elle ne sera pas facile à maîtriser. 

La situation sécuritaire dans la province du Nord-Kivu reste préoccupante mais elle n’a jusqu’à présent pas empêché les équipes de la riposte à faire leur travail et atteindre les zones touchées par l’épidémie, a affirmé lors d'un point de presse samedi dernier à Kinshasa , le ministre de la santé Oly Ilunga.

La même autorité avait annoncé que  la propagation de cette dixième épidémie a été "maitrisée" à Mangina, Une bourgade située à une trentaine de kilomètres de la ville de Beni et considérée comme l'épicentre de cette épidémie.

Christine Tshibuyi

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