Tueries de Djugu en Ituri : l’armée regrette son intervention “tardive”

Les autorités ont confirmé le bilan de 34 morts lors dans de nouvelles violences interethniques jeudi dans la localité Maze, en territoire de Djugu (Ituri). Parmi les victimes tuées par machette, figurent 16 mineurs.

L’armée  parle du “<em>retard</em>” enregistré pour empêcher les assaillants de commettre leur forfait.

“<em>Là où les massacres ont eu lieu c’est à 3 kilomètres de la position militaire. Nous y sommes arrivés aussi avec un léger retard malheureusement quand les assaillants avaient déjà commis leur forfait</em>”, a expliqué le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole militaire en Ituri.

Maze, localité touchée par les dernières attaques, se situe dans la chefferie de Bahema Nord. Depuis une semaine, la société civile locale estime “<em>suffisant</em>” l’effectif de militaires déployés dans la zone de violences.

“<em>Grâce au déploiement de l’armée et de la police dans la zone, nous allons les poursuivre jusqu’à leurs derniers retranchements”,</em> a déclaré Abdallah Pene Mbaka, gouverneur de l’Ituri.

<em>“Les assaillants ont contourné les dispositifs sécuritaires”, </em>soutiennent les autorités qui évitent à ce stade de parler d’une guerre interethnique mais évoquent, entre autres, la<em> “manipulation de certains politiciens”.</em>

<em>“Au niveau des services de renseignements et de sécurité nous sommes en train de travailler et mener des enquêtes approfondies pour arriver à avoir l’identité réelle des assaillants”,</em> a soutenu le porte-parole de l’armée.

Des violences ont surgi entre les membres des communautés Lendu et Hema, en décembre dernier, dans le territoire de Djugu. Des attaques à l’arme blanche ont déjà fait au moins 200 morts et des centaines de cases incendiées dans les différents villages, selon la société civile.

<b>Patrick Maki</b>

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